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Le patrimoine numérisé reflète la richesse et la diversité des collections spécialisées.

 

Vous pourrez y trouver: manuscrits, archives, photographies, cartes et plans, affiches typographiques et illustrées, cartes postales, gravures, papiers peints anciens, enregistrements musicaux et parlés, etc.
Le patrimoine numérisé compte actuellement 50 000 documents.

 

 

Les derniers documents numérisés

 

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NEGATIFS SUR VERRE DE GERMAINE KRULL (1897-1985)

La Bibliothèque historique de la Ville de Paris a découvert récemment dans ses collections en attente de traitement un ensemble exceptionnel de 46 négatifs sur verre de la photographe Germaine Krull (1897-1985), de format 18 x 24 cm, datant de 1929.Vingt-cinq de ces plaques concernent le théâtre Pigalle, salle à la pointe de la modernité construite par l’architecte Charles Siclis, inaugurée en 1929 au 10-12 rue Pigalle à Paris et disparue en 1949. Le choix de cette photographe, alors installée à Paris, participe de l’avant-gardisme revendiqué par le commanditaire du théâtre, Henri de Rothschild, qui fit appel, pour la luxueuse brochure éditée par Draeger pour l’ouverture, Théâtre Pigalle : ses éclairages, sa machinerie, au dessinateur Jean Carlu pour la couverture, à Jean Cocteau pour la préface, et à Germaine Krull pour les photographies. Les négatifs retrouvés à la BHVP permettent de découvrir d’autres photographies de son reportage, différentes de celles choisies pour la publication. Ces photographies illustrent parfaitement les recherches de la photographe à cette période, qui « transpose un paysage de machines en une sorte de symphonie stupéfiante » (Pierre Mac Orlan, 1933). Théâtre Pigalle. Intérieur. Les cintres. Théâtre Pigalle. Façade extérieure vue de côté.              Les vingt et une autres plaques représentent le dessinateur, affichiste et décorateur de théâtre Pol Rab (Paul Abraham, 1898-1933). Celui-ci, qui avait créé en 1927 le journal Ric et Rac, compte alors parmi les illustrateurs les plus en vue de son époque. Il est photographié en compagnie de jouets inspirés de ses personnages, les chiens Ric et Rac ou le petit Africain Nénufar.  Mais surtout, l’ensemble comprend les huit photographies utilisées par la photographe pour une de ses œuvres les plus célèbres, le photomontage de Paul Rab entouré de mains, nous dévoilant son processus d’expérimentation de cette technique. Deux autres études de mains, non retenues pour la photographie finale, complètent l’ensemble. Pol Rab. Reproduction d'un photomontage. Pol Rab. Étude de mains. Ces négatifs, dont une dizaine sont signés par l’artiste, ont été restaurés et numérisés et sont désormais consultables en ligne sur le portail des bibliothèques spécialisées.  La disparition de la plupart des négatifs de Germaine Krull, laissés dans l'atelier parisien du photographe Éli Lotar (1905-1969) et détruits pendant la Seconde Guerre mondiale, renforce l’intérêt exceptionnel de cet ensemble, entré à la bibliothèque à la faveur d’un des nombreux dons du chroniqueur dramatique et collectionneur Edouard Beaudu (1879-1960) et de sa veuve à l’Association de la Régie théâtrale.

Photographie

NEGATIFS SUR VERRE DE GERMAINE KRULL (1897-1985)

Bibliothèque Historique de la Ville de Paris

Publié le : 11 Février 2016

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La Bibliothèque historique de la Ville de Paris a découvert récemment dans ses collections en attente de traitement un ensemble exceptionnel de 46 négatifs sur verre de la photographe Germaine Krull (1897-1985), de format 18 x 24 cm, datant de 1929.Vingt-cinq de ces plaques concernent le théâtre Pigalle, salle à la pointe de la modernité construite par l’architecte Charles Siclis, inaugurée en 1929 au 10-12 rue Pigalle à Paris et disparue en 1949. Le choix de cette photographe, alors installée à Paris, participe de l’avant-gardisme revendiqué par le commanditaire du théâtre, Henri de Rothschild, qui fit appel, pour la luxueuse brochure éditée par Draeger pour l’ouverture, Théâtre Pigalle : ses éclairages, sa machinerie, au dessinateur Jean Carlu pour la couverture, à Jean Cocteau pour la préface, et à Germaine Krull pour les photographies. Les négatifs retrouvés à la BHVP permettent de découvrir d’autres photographies de son reportage, différentes de celles choisies pour la publication. Ces photographies illustrent parfaitement les recherches de la photographe à cette période, qui « transpose un paysage de machines en une sorte de symphonie stupéfiante » (Pierre Mac Orlan, 1933). Théâtre Pigalle. Intérieur. Les cintres. Théâtre Pigalle. Façade extérieure vue de côté.              Les vingt et une autres plaques représentent le dessinateur, affichiste et décorateur de théâtre Pol Rab (Paul Abraham, 1898-1933). Celui-ci, qui avait créé en 1927 le journal Ric et Rac, compte alors parmi les illustrateurs les plus en vue de son époque. Il est photographié en compagnie de jouets inspirés de ses personnages, les chiens Ric et Rac ou le petit Africain Nénufar.  Mais surtout, l’ensemble comprend les huit photographies utilisées par la photographe pour une de ses œuvres les plus célèbres, le photomontage de Paul Rab entouré de mains, nous dévoilant son processus d’expérimentation de cette technique. Deux autres études de mains, non retenues pour la photographie finale, complètent l’ensemble. Pol Rab. Reproduction d'un photomontage. Pol Rab. Étude de mains. Ces négatifs, dont une dizaine sont signés par l’artiste, ont été restaurés et numérisés et sont désormais consultables en ligne sur le portail des bibliothèques spécialisées.  La disparition de la plupart des négatifs de Germaine Krull, laissés dans l'atelier parisien du photographe Éli Lotar (1905-1969) et détruits pendant la Seconde Guerre mondiale, renforce l’intérêt exceptionnel de cet ensemble, entré à la bibliothèque à la faveur d’un des nombreux dons du chroniqueur dramatique et collectionneur Edouard Beaudu (1879-1960) et de sa veuve à l’Association de la Régie théâtrale.
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PHOTOGRAPHIES DE LEON CLAUDE VENEZIA (1941-2013)

La Bibliothèque historique de la Ville de Paris conserve 160 tirages argentiques noir et blanc de Léon Claude Vénézia (1941-2013), artiste rare dans les collections françaises. Ces épreuves ont été acquises entre 1989 et 1993 et numérisées en intégralité. Elles sont désormais consultables en ligne sur le portail des bibliothèques spécialisées.Admirateur de Brassaï et longtemps amateur inspiré, le photographe nous promène dans l'Est parisien et sa banlieue, tout au long des années 60 et 70. Il porte son regard sur les grandes transformations architecturales et sociétales de Belleville à Drancy, de Ménilmontant à Bobigny.Il compose des images joyeuses d'un Paris populaire où enfants, artisans et petits métiers ont leur place. Canal Saint Martin. Pont tournant entre la rue Dieu et la rue Alibert. Café rue de Belleville. Influencés par la littérature et le cinéma, les clichés de Vénézia nous entraînent sur les pas de Marcel Carné et son Hôtel du Nord, au cœur d’un quartier poétique et pittoresque. On retrouve une gouaille à la Prévert dans ses photographies de bars, de boutiquiers, ainsi que dans ses portraits d’ouvriers ou de clochards. Le photographe se glisse entre les étals du marché d’Aligre, suit le geste assuré du boulanger dans son fournil ou bien celui de l’artisan d’art (ébéniste, mouleur de plâtre,…) terminant son ouvrage. Marché d'Aligre. Clochard jouant avec un moulin à musique pour enfant. Bobigny. Un des derniers maraîchers au milieu des serres. Dans les années 1970, le photographe s’intéresse aux gavroches du XXe siècle et répond à plusieurs commandes. Il est devenu photographe indépendant. Il observe les jeux des enfants dans les chantiers, dans leurs taudis ou dans les cours d’école. Les ouvriers de ces chantiers, souvent issus de l’immigration, lui sont familiers. À l’image des graffitis grattés sur les murs qu’il photographie, Vénézia souhaite mémoriser ce qui va disparaître. Mais le changement n’est pas loin de son objectif. Le front de Seine, quai André Citroën, sort de terre ; la nouvelle gare Montparnasse s’illumine ; la place des Fêtes, sur le haut de la butte de Belleville, se métamorphose. Les grands ensembles grignotent du terrain, surtout dans les communes de l’Est parisien comme Bobigny ou Créteil. Faubourg Saint-Antoine. Jeune femme au volant d'une 2 CV Citroën. À une véritable mélancolie de l’instant, que l’on ressent dans le regard des cheminots immortalisés à la gare de triage de Drancy, se mêle une formidable vitalité de la jeunesse parisienne des Trente Glorieuses. Vénézia s’inscrit dans la lignée des photographes des métamorphoses de Paris, d’Atget aux photographes humanistes. En parallèle à cet important travail en noir et blanc, Léon Claude Vénézia a fait aussi de nombreuses photographies en couleur, visibles sur Paris en images.

Photographies

PHOTOGRAPHIES DE LEON CLAUDE VENEZIA (1941-2013)

Bibliothèque Historique de la Ville de Paris

Publié le : 14 Janvier 2016

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La Bibliothèque historique de la Ville de Paris conserve 160 tirages argentiques noir et blanc de Léon Claude Vénézia (1941-2013), artiste rare dans les collections françaises. Ces épreuves ont été acquises entre 1989 et 1993 et numérisées en intégralité. Elles sont désormais consultables en ligne sur le portail des bibliothèques spécialisées.Admirateur de Brassaï et longtemps amateur inspiré, le photographe nous promène dans l'Est parisien et sa banlieue, tout au long des années 60 et 70. Il porte son regard sur les grandes transformations architecturales et sociétales de Belleville à Drancy, de Ménilmontant à Bobigny.Il compose des images joyeuses d'un Paris populaire où enfants, artisans et petits métiers ont leur place. Canal Saint Martin. Pont tournant entre la rue Dieu et la rue Alibert. Café rue de Belleville. Influencés par la littérature et le cinéma, les clichés de Vénézia nous entraînent sur les pas de Marcel Carné et son Hôtel du Nord, au cœur d’un quartier poétique et pittoresque. On retrouve une gouaille à la Prévert dans ses photographies de bars, de boutiquiers, ainsi que dans ses portraits d’ouvriers ou de clochards. Le photographe se glisse entre les étals du marché d’Aligre, suit le geste assuré du boulanger dans son fournil ou bien celui de l’artisan d’art (ébéniste, mouleur de plâtre,…) terminant son ouvrage. Marché d'Aligre. Clochard jouant avec un moulin à musique pour enfant. Bobigny. Un des derniers maraîchers au milieu des serres. Dans les années 1970, le photographe s’intéresse aux gavroches du XXe siècle et répond à plusieurs commandes. Il est devenu photographe indépendant. Il observe les jeux des enfants dans les chantiers, dans leurs taudis ou dans les cours d’école. Les ouvriers de ces chantiers, souvent issus de l’immigration, lui sont familiers. À l’image des graffitis grattés sur les murs qu’il photographie, Vénézia souhaite mémoriser ce qui va disparaître. Mais le changement n’est pas loin de son objectif. Le front de Seine, quai André Citroën, sort de terre ; la nouvelle gare Montparnasse s’illumine ; la place des Fêtes, sur le haut de la butte de Belleville, se métamorphose. Les grands ensembles grignotent du terrain, surtout dans les communes de l’Est parisien comme Bobigny ou Créteil. Faubourg Saint-Antoine. Jeune femme au volant d'une 2 CV Citroën. À une véritable mélancolie de l’instant, que l’on ressent dans le regard des cheminots immortalisés à la gare de triage de Drancy, se mêle une formidable vitalité de la jeunesse parisienne des Trente Glorieuses. Vénézia s’inscrit dans la lignée des photographes des métamorphoses de Paris, d’Atget aux photographes humanistes. En parallèle à cet important travail en noir et blanc, Léon Claude Vénézia a fait aussi de nombreuses photographies en couleur, visibles sur Paris en images.
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PHOTOGRAPHIES DE SPECTACLES DE L'OLYMPIA (1931-1933)

Inauguré en 1930, l'Olympia-Cinéma est la première d'une série de salles de cinéma que Jacques Haïk ouvre à Paris - il construira deux ans plus tard le Grand Rex. Luxueuse, elle propose, tout comme le Paramount ou le Gaumont-Palace à la même époque, des mini-spectacles et divertissements entre les actualités et le "grand film", survivance dans ces lieux d'un music-hall que le cinéma a remplacé.Les moyens qu’y consacre Jacques Haïk sont importants pour une salle destinée avant tout au 7ème art : certes les décors sont souvent des toiles peintes complétées d'éléments de décors facilement escamotables, mais les chorégraphes des ballets sont ceux des Folies-Bergère ou de l'Opéra et une troupe de danseuses est en résidence, même si elle ne compte qu’une douzaine de girls… Album des productions de l'Olympia, 87e production : Silhouettes, 1933 Album des productions de l'Olympia, 72e production : Adolescence, 1932 Pour ces cinq albums, réalisés de mars 1931 à mars 1933 à la demande sans doute du directeur de la salle, le travail de Waléry, autrefois photographe officiel des Ballets russes, se fait aussi bien documentaire qu'artistique, nous donnant en plus de 230 photographies le témoignage rare de ces spectacles oubliés, sorte de music-hall éparpillé formé d’"attractions et variétés".Délaissant les plans rapprochés, Waléry privilégie des vues larges de la scène, montrant décors et artistes en scène : les girls bien sûr - bientôt nommées les Olympiettes -, les numéros variés qui s'intercalent dans le ballet (acrobates, jongleurs...) ou l’accompagnent, tels les orchestres du jazz français de l'entre-deux-guerres (Ray Ventura, Gregor, Roland Dorsey…) , hissés hors de la fosse pour l’occasion. Le sujet du spectacle, souvent sans rapport avec le film, devient parfois un prélude à la projection, comme le ballet Les moussaillons avant Coups de roulis, ou le Prologue scénique avec girls en travestis militaires – mais sans moustaches !- avant Les Gaietés de l’escadron... Album des productions de l'Olympia, 76e production : prologue scénique au film Les Gaietés de l'escadron, 1932 Album des productions de l’Olympia, 64e production : Les Moussaillons, 1932 Ces documents exceptionnels ont intégré les collections de la Bibliothèque historique en 1969, à l’occasion du don de la Bibliothèque des régisseurs par l’Association de la régie théâtrale.

Photographie

PHOTOGRAPHIES DE SPECTACLES DE L'OLYMPIA (1931-1933)

Bibliothèque Historique de la Ville de Paris

Publié le : 14 Décembre 2015

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Inauguré en 1930, l'Olympia-Cinéma est la première d'une série de salles de cinéma que Jacques Haïk ouvre à Paris - il construira deux ans plus tard le Grand Rex. Luxueuse, elle propose, tout comme le Paramount ou le Gaumont-Palace à la même époque, des mini-spectacles et divertissements entre les actualités et le "grand film", survivance dans ces lieux d'un music-hall que le cinéma a remplacé.Les moyens qu’y consacre Jacques Haïk sont importants pour une salle destinée avant tout au 7ème art : certes les décors sont souvent des toiles peintes complétées d'éléments de décors facilement escamotables, mais les chorégraphes des ballets sont ceux des Folies-Bergère ou de l'Opéra et une troupe de danseuses est en résidence, même si elle ne compte qu’une douzaine de girls… Album des productions de l'Olympia, 87e production : Silhouettes, 1933 Album des productions de l'Olympia, 72e production : Adolescence, 1932 Pour ces cinq albums, réalisés de mars 1931 à mars 1933 à la demande sans doute du directeur de la salle, le travail de Waléry, autrefois photographe officiel des Ballets russes, se fait aussi bien documentaire qu'artistique, nous donnant en plus de 230 photographies le témoignage rare de ces spectacles oubliés, sorte de music-hall éparpillé formé d’"attractions et variétés".Délaissant les plans rapprochés, Waléry privilégie des vues larges de la scène, montrant décors et artistes en scène : les girls bien sûr - bientôt nommées les Olympiettes -, les numéros variés qui s'intercalent dans le ballet (acrobates, jongleurs...) ou l’accompagnent, tels les orchestres du jazz français de l'entre-deux-guerres (Ray Ventura, Gregor, Roland Dorsey…) , hissés hors de la fosse pour l’occasion. Le sujet du spectacle, souvent sans rapport avec le film, devient parfois un prélude à la projection, comme le ballet Les moussaillons avant Coups de roulis, ou le Prologue scénique avec girls en travestis militaires – mais sans moustaches !- avant Les Gaietés de l’escadron... Album des productions de l'Olympia, 76e production : prologue scénique au film Les Gaietés de l'escadron, 1932 Album des productions de l’Olympia, 64e production : Les Moussaillons, 1932 Ces documents exceptionnels ont intégré les collections de la Bibliothèque historique en 1969, à l’occasion du don de la Bibliothèque des régisseurs par l’Association de la régie théâtrale.
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AFFICHES DE BERNARD VILLEMOT

De tous les affichistes français de l’après-guerre, Bernard Villemot (1911-1989) est probablement le plus peintre et le meilleur représentant du courant décoratif, encore très vivant à l’époque. Formé à l’école de Paul Colin, son ambition fut de transposer et de prolonger dans un medium différent (l’art graphique appliqué à la publicité) le style d’un Henri Matisse qui inspira toute sa carrière. D’autres influences transparaissent, venues de la peinture et du grand décor : Marc Chagall et Raoul Dufy, principalement, Nicolas de Staël aussi, Christian Bérard peut-être. La carrière de Villemot se situe à une période où la peinture abstraite connaît une grande vogue ; elle nourrit son art probablement aussi, mais l’artiste, en parfait professionnel, n’oublie jamais la contrainte et sait que l’affiche est un moyen, non une fin et qu’il se met avec son art au service du commerce. Dans les années soixante, Villemot est au sommet de sa réputation. Cet artiste infatigable multiplie les contrats avec les annonceurs les plus prestigieux : Orangina, Dubonnet, Cinzano, Air France, Bally, Perrier, SNCF, EDF, Frigidaire, Vespa, Simca, Contrexeville, etc. Le passage aux années soixante-dix et quatre-vingt fut assez difficile pour lui du fait du changement des habitudes de travail dans les agences de publicité, qu’il voit comme une atteinte à sa liberté, et de la progression toujours plus grande de l’affiche photographique. Bernard Villemot laisse dans le paysage français une marque très personnelle. La bibliothèque Forney lui consacra à l’automne 2012 une exposition rétrospective et un catalogue :Villemot peintre en affiches, empruntable sur place comme dans le réseau des bibliothèques de prêt. De nombreuses affiches ont été numérisées et sont consultables en ligne. Fou de soleil ? Perrier [couple enlacé sur une plage] Orangina, boisson gazéifiée à la pulpe d'orange, mieux qu'un soda Bally [la femme en noir] Air France. Côte d'Azur

AFFICHES

AFFICHES DE BERNARD VILLEMOT

Bibliothèque Forney

Publié le : 16 Novembre 2015

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De tous les affichistes français de l’après-guerre, Bernard Villemot (1911-1989) est probablement le plus peintre et le meilleur représentant du courant décoratif, encore très vivant à l’époque. Formé à l’école de Paul Colin, son ambition fut de transposer et de prolonger dans un medium différent (l’art graphique appliqué à la publicité) le style d’un Henri Matisse qui inspira toute sa carrière. D’autres influences transparaissent, venues de la peinture et du grand décor : Marc Chagall et Raoul Dufy, principalement, Nicolas de Staël aussi, Christian Bérard peut-être. La carrière de Villemot se situe à une période où la peinture abstraite connaît une grande vogue ; elle nourrit son art probablement aussi, mais l’artiste, en parfait professionnel, n’oublie jamais la contrainte et sait que l’affiche est un moyen, non une fin et qu’il se met avec son art au service du commerce. Dans les années soixante, Villemot est au sommet de sa réputation. Cet artiste infatigable multiplie les contrats avec les annonceurs les plus prestigieux : Orangina, Dubonnet, Cinzano, Air France, Bally, Perrier, SNCF, EDF, Frigidaire, Vespa, Simca, Contrexeville, etc. Le passage aux années soixante-dix et quatre-vingt fut assez difficile pour lui du fait du changement des habitudes de travail dans les agences de publicité, qu’il voit comme une atteinte à sa liberté, et de la progression toujours plus grande de l’affiche photographique. Bernard Villemot laisse dans le paysage français une marque très personnelle. La bibliothèque Forney lui consacra à l’automne 2012 une exposition rétrospective et un catalogue :Villemot peintre en affiches, empruntable sur place comme dans le réseau des bibliothèques de prêt. De nombreuses affiches ont été numérisées et sont consultables en ligne. Fou de soleil ? Perrier [couple enlacé sur une plage] Orangina, boisson gazéifiée à la pulpe d'orange, mieux qu'un soda Bally [la femme en noir] Air France. Côte d'Azur
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UNE IMPORTANTE SOURCE SUR LES PARISIENS DES ANNÉES 1848-1850 MISE EN LIGNE

Série exceptionnelle dans la collection des Cartes et plans de la Bibliothèque historique, les plans manuscrits A 1513 qui complètent le grand Plan parcellaire de Paris de Vasserot et Bellanger sont désormais consultables sur le portail des bibliothèques spécialisées. Philibert Vasserot est avec Jean-Hippolyte Bellanger l’auteur du plan de Paris lithographié à l’échelle 1/1000e qui parut en fascicules de 1826 à 1827. Équivalent du plan parcellaire napoléonien pour la ville de Paris, il fournit le plan géométral de toutes les maisons avec indication des cours, des jardins et des puits. Il est consultable sur le site des Archives de Paris, les feuilles étant réparties par quartier. Il est toutefois incomplet et ne présente que 36 quartiers sur les 48 que comptait alors Paris (en gros les 12 premiers arrondissements). Les 29 feuilles manuscrites conservées à la Bibliothèque historique ont longtemps été attribuées à Vasserot même. Décrivant 24 quartiers sur les 48, elles comblent les lacunes de l’atlas de Vasserot pour les quartiers de Saint-Martin-des-Champs (3e arr.), du Roule et des Champs-Élysées (8e arr.), des faubourgs Poissonnière et Saint-Denis et de la Porte Saint-Martin (9e arr.), du Temple et Popincourt (10e arr.). Les seuls quartiers manquant entièrement à l’un et l’autre relevés sont rive gauche : Jardin-des-plantes (5e arr.), Saint-Marcel (5e et 13e arr.) et Observatoire (13e arr.).        Quartier Feydeau (2e arr.) Quartier des Champs-Elysées (8e arr.) Les plans sont dus en fait au Service des Contributions foncières des années 1848-1850 à qui il était indispensable de connaître les noms des propriétaires ou occupants des différentes parcelles. Ils recopièrent les quartiers édités par Vasserot et Bellanger en révisant au fur et à mesure les changements de propriété. Pour les autres quartiers, ils semblent avoir relevé à la plume les parcelles en notant les noms des occupants. L’échelle est plus grande que l’atlas et le relevé à destination fiscale mais non cartographique ne fournit que les contours des parcelles, sans indication sur le bâti. Son intérêt est donc plus biographique que cartographique.   La Bibliothèque historique est redevable de cet ensemble au collectionneur et historien de Paris Edgar Mareuse (1848-1926), l’un de ses grands donateurs dans des domaines divers (répertoire dramatique, documents éphémères, plans), qui en fit don en mars 1880. Quartier des marchés (1er arr.)

PLANS MANUSCRITS

UNE IMPORTANTE SOURCE SUR LES PARISIENS DES ANNÉES 1848-1850 MISE EN LIGNE

Bibliothèque Historique de la Ville de Paris

Publié le : 16 Novembre 2015

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Série exceptionnelle dans la collection des Cartes et plans de la Bibliothèque historique, les plans manuscrits A 1513 qui complètent le grand Plan parcellaire de Paris de Vasserot et Bellanger sont désormais consultables sur le portail des bibliothèques spécialisées. Philibert Vasserot est avec Jean-Hippolyte Bellanger l’auteur du plan de Paris lithographié à l’échelle 1/1000e qui parut en fascicules de 1826 à 1827. Équivalent du plan parcellaire napoléonien pour la ville de Paris, il fournit le plan géométral de toutes les maisons avec indication des cours, des jardins et des puits. Il est consultable sur le site des Archives de Paris, les feuilles étant réparties par quartier. Il est toutefois incomplet et ne présente que 36 quartiers sur les 48 que comptait alors Paris (en gros les 12 premiers arrondissements). Les 29 feuilles manuscrites conservées à la Bibliothèque historique ont longtemps été attribuées à Vasserot même. Décrivant 24 quartiers sur les 48, elles comblent les lacunes de l’atlas de Vasserot pour les quartiers de Saint-Martin-des-Champs (3e arr.), du Roule et des Champs-Élysées (8e arr.), des faubourgs Poissonnière et Saint-Denis et de la Porte Saint-Martin (9e arr.), du Temple et Popincourt (10e arr.). Les seuls quartiers manquant entièrement à l’un et l’autre relevés sont rive gauche : Jardin-des-plantes (5e arr.), Saint-Marcel (5e et 13e arr.) et Observatoire (13e arr.).        Quartier Feydeau (2e arr.) Quartier des Champs-Elysées (8e arr.) Les plans sont dus en fait au Service des Contributions foncières des années 1848-1850 à qui il était indispensable de connaître les noms des propriétaires ou occupants des différentes parcelles. Ils recopièrent les quartiers édités par Vasserot et Bellanger en révisant au fur et à mesure les changements de propriété. Pour les autres quartiers, ils semblent avoir relevé à la plume les parcelles en notant les noms des occupants. L’échelle est plus grande que l’atlas et le relevé à destination fiscale mais non cartographique ne fournit que les contours des parcelles, sans indication sur le bâti. Son intérêt est donc plus biographique que cartographique.   La Bibliothèque historique est redevable de cet ensemble au collectionneur et historien de Paris Edgar Mareuse (1848-1926), l’un de ses grands donateurs dans des domaines divers (répertoire dramatique, documents éphémères, plans), qui en fit don en mars 1880. Quartier des marchés (1er arr.)
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