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Le patrimoine numérisé reflète la richesse et la diversité des collections spécialisées.

 

Vous pourrez y trouver: manuscrits, archives, photographies, cartes et plans, affiches typographiques et illustrées, cartes postales, gravures, papiers peints anciens, enregistrements musicaux et parlés, etc.
Le patrimoine numérisé compte actuellement 50 000 documents.

 

 

Les derniers documents numérisés

 

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Bibliotheque Historique - images de confreries religieuses de Paris et de l’Ile-de-France (16e-20e s.)

La Bibliothèque historique acquit en 1987 du libraire et collectionneur d’imagerie populaire Louis Ferrand (1908-1997) un rare ensemble de près de 250 images de confréries. Ces petites affiches, parfois touchantes, souvent naïves, étaient émises par un groupe de personnes généralement  issues d’une corporation de métier rassemblées autour d’un saint protecteur, s’étant fixé des buts de piété collective et d’assistance sociale. Les acheteurs les fixaient aux murs de leur boutique ou de leur logement. Œuvres d’art populaire, elles forment une source magnifique pour l’histoire des mentalités religieuses. L’ensemble renferme, à côté des images de confrérie proprement dites, des « placards » (affiches) d’indulgences assurant de la remise d’années de purgatoire, quelques listes de membres de confréries, et quelques images pieuses individuelles. Les artistes dessinateurs ou graveurs y sont tantôt illustres (Léonard Gaultier, Sébastien Le Clerc, Charles Eisen), tantôt oubliés, et une grande partie des planches est anonyme. En ce qui concerne les éditeurs, on retrouve des grands producteurs d’images populaires comme la famille Basset. Les techniques varient, de la gravure sur bois ou sur cuivre à la lithographie, la couleur y apparaît parfois, imprimée ou coloriée à la main. Mais les images elles-mêmes varient peu, et sont rééditées ou recopiées à l’identique pendant des siècles parfois. La collection présente la diversité des grands saints patrons des confréries de métiers, et on peut s’amuser à relier saints et corporations en identifiant sur l’image les attributs du saint et les outils présentés : Fiacre et sa bêche, Vincent et son pressoir, ou à redécouvrir des saints oubliés : Caprais, Leu et Gilles, Clair et Léger. La confrérie de saint-Clair, première fondée en l'église paroissiale de Saint-Leu-et-Saint-Gilles, à Paris... Taille-douce coloriée, 1772 Se détache particulièrement de cet ensemble un dessin inédit de Grégoire Huret, préparatoire à une gravure de Nicolas Picart de 1658 représentant un des autels de l’église de l’ex- couvent des Capucins Saint-Honoré (à l’emplacement des rues de Castiglione et Cambon). La petite Vierge en manteau au centre, dite Notre Dame de la Paix, est une statuette jugée miraculeuse, commentée dans la "Description de Paris" de Piganiol de la Force (Paris, 1742, t.II, p.416) : « L'Abbé de Marolles, dans ses Mémoires, page 153 & page 154 dit que la superstition s'attacha à une petite Image de la Vierge, qui étoit contre une muraille , dans la rue saint Honoré , auprès du Couvent des Capucins ; de sorte, dit-il, qu'on y venoit de toutes parts, & des gens y faisoient des Pelerinages pieds nuds, & passoient des journées entieres à genoux devant elle. Mais qu'enfin les Peres Capucins l'ôterent de-là par ordre de l'Archevêque de Paris, la mirent dans une des Chapelles de leur Eglise. » Elle est surmontée d’un certain nombre d’objets donnés en ex-voto (bras, jambes, têtes, poupon emmailloté – de plâtre ?) évoquant les guérisons dues à la figure. On retrouve au-dessus deux anges à grandes ailes comme sur Le Flambeau du juste, frontispice dessiné par Huret en 1643 pour une publication dévote d’un capucin. La confrérie des maîtres tonneliers jaugeurs et déchargeurs de vin de la ville et faubourgs de Paris... Taille-douce, 16..-17.. Louis Ferrand, auquel nous sommes redevables de la constitution de ce rare ensemble, avait lui-même racheté à Julien Renaux, imprimeur libraire à Châlons-sur-Marne, la collection de l’abbé Jean Gaston, historien et iconographe, collectée à la fin du XIXe siècle et publiée dans le premier catalogue existant sur le sujet. Grand connaisseur d’images populaires, Louis Ferrand publia de nombreux articles dans la revue Le Vieux papier de 1956 à 1983. Il organisa en 1977 à la Bibliothèque historique l’exposition "L’Imagerie parisienne" qui fit découvrir les vues d’optique, les plateaux de jeux de loto et de cris de Paris et les placards d’événements marquants, et dans laquelle apparaissait un premier choix d’images de confrérie. L’acquisition de sa collection donna lieu à une exposition particulière en 1991, et ce premier travail fut suivi d’un complément d’inventaire en 1999 par les mêmes auteurs José Lothe et Agnès Virole, où le regroupement par saints patrons permettait « de juxtaposer les dévotions parisiennes et provinciales et d’en comparer les techniques, l’expression et l’évolution iconographiques » (p. 5).L’ensemble des images des confréries parisiennes de la collection Louis Ferrand, numérisé par la Parisienne de Photographie, est désormais consultable en ligne.

Dessin

Bibliotheque Historique - images de confreries religieuses de Paris et de l’Ile-de-France (16e-20e s.)

Bibliothèque Historique de la Ville de Paris

Publié le : 12 Aout 2015

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La Bibliothèque historique acquit en 1987 du libraire et collectionneur d’imagerie populaire Louis Ferrand (1908-1997) un rare ensemble de près de 250 images de confréries. Ces petites affiches, parfois touchantes, souvent naïves, étaient émises par un groupe de personnes généralement  issues d’une corporation de métier rassemblées autour d’un saint protecteur, s’étant fixé des buts de piété collective et d’assistance sociale. Les acheteurs les fixaient aux murs de leur boutique ou de leur logement. Œuvres d’art populaire, elles forment une source magnifique pour l’histoire des mentalités religieuses. L’ensemble renferme, à côté des images de confrérie proprement dites, des « placards » (affiches) d’indulgences assurant de la remise d’années de purgatoire, quelques listes de membres de confréries, et quelques images pieuses individuelles. Les artistes dessinateurs ou graveurs y sont tantôt illustres (Léonard Gaultier, Sébastien Le Clerc, Charles Eisen), tantôt oubliés, et une grande partie des planches est anonyme. En ce qui concerne les éditeurs, on retrouve des grands producteurs d’images populaires comme la famille Basset. Les techniques varient, de la gravure sur bois ou sur cuivre à la lithographie, la couleur y apparaît parfois, imprimée ou coloriée à la main. Mais les images elles-mêmes varient peu, et sont rééditées ou recopiées à l’identique pendant des siècles parfois. La collection présente la diversité des grands saints patrons des confréries de métiers, et on peut s’amuser à relier saints et corporations en identifiant sur l’image les attributs du saint et les outils présentés : Fiacre et sa bêche, Vincent et son pressoir, ou à redécouvrir des saints oubliés : Caprais, Leu et Gilles, Clair et Léger. La confrérie de saint-Clair, première fondée en l'église paroissiale de Saint-Leu-et-Saint-Gilles, à Paris... Taille-douce coloriée, 1772 Se détache particulièrement de cet ensemble un dessin inédit de Grégoire Huret, préparatoire à une gravure de Nicolas Picart de 1658 représentant un des autels de l’église de l’ex- couvent des Capucins Saint-Honoré (à l’emplacement des rues de Castiglione et Cambon). La petite Vierge en manteau au centre, dite Notre Dame de la Paix, est une statuette jugée miraculeuse, commentée dans la "Description de Paris" de Piganiol de la Force (Paris, 1742, t.II, p.416) : « L'Abbé de Marolles, dans ses Mémoires, page 153 & page 154 dit que la superstition s'attacha à une petite Image de la Vierge, qui étoit contre une muraille , dans la rue saint Honoré , auprès du Couvent des Capucins ; de sorte, dit-il, qu'on y venoit de toutes parts, & des gens y faisoient des Pelerinages pieds nuds, & passoient des journées entieres à genoux devant elle. Mais qu'enfin les Peres Capucins l'ôterent de-là par ordre de l'Archevêque de Paris, la mirent dans une des Chapelles de leur Eglise. » Elle est surmontée d’un certain nombre d’objets donnés en ex-voto (bras, jambes, têtes, poupon emmailloté – de plâtre ?) évoquant les guérisons dues à la figure. On retrouve au-dessus deux anges à grandes ailes comme sur Le Flambeau du juste, frontispice dessiné par Huret en 1643 pour une publication dévote d’un capucin. La confrérie des maîtres tonneliers jaugeurs et déchargeurs de vin de la ville et faubourgs de Paris... Taille-douce, 16..-17.. Louis Ferrand, auquel nous sommes redevables de la constitution de ce rare ensemble, avait lui-même racheté à Julien Renaux, imprimeur libraire à Châlons-sur-Marne, la collection de l’abbé Jean Gaston, historien et iconographe, collectée à la fin du XIXe siècle et publiée dans le premier catalogue existant sur le sujet. Grand connaisseur d’images populaires, Louis Ferrand publia de nombreux articles dans la revue Le Vieux papier de 1956 à 1983. Il organisa en 1977 à la Bibliothèque historique l’exposition "L’Imagerie parisienne" qui fit découvrir les vues d’optique, les plateaux de jeux de loto et de cris de Paris et les placards d’événements marquants, et dans laquelle apparaissait un premier choix d’images de confrérie. L’acquisition de sa collection donna lieu à une exposition particulière en 1991, et ce premier travail fut suivi d’un complément d’inventaire en 1999 par les mêmes auteurs José Lothe et Agnès Virole, où le regroupement par saints patrons permettait « de juxtaposer les dévotions parisiennes et provinciales et d’en comparer les techniques, l’expression et l’évolution iconographiques » (p. 5).L’ensemble des images des confréries parisiennes de la collection Louis Ferrand, numérisé par la Parisienne de Photographie, est désormais consultable en ligne.
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Le Livre d’or du cabaret du Chat noir

Tout commence à la fin du 19e siècle, lorsque Rodolphe Salis (1851-1897), peintre de talent, achète une ancienne boutique au 84 du boulevard Rochechouart (Paris, 18e arr.). Il répond alors aux commandes qui lui sont faites : chemins de croix, reproduction de chefs-d’œuvre, illustration picturale d’Edgar Poe. Comme d’autres artistes de son époque, il publie des dessins dans la petite presse, dans des périodiques éphémères comme les Annales du Parnasse. Ils sont tout un groupe d’artistes à vivre la vie de bohème, et se font appeler les « hydropathes ». A cette époque, c’est du côté du Quartier latin qu’ils se retrouvent. Très vite, ils découvrent cette boutique où Rodolphe Salis les accueille avec sa verve et la jeunesse artiste et lettrée se donne de fréquents rendez-vous dans cet atelier empli de fouillis. Ils disent des vers, chantent, ce qui donne soif, bien sûr. Comme leur dit Rodolphe Salis : « Or ça, Messeigneurs, si de profonds hanaps s’emplissaient de cervoise ? » C’est ainsi que naît l’idée, suggérée par Jean Moréas, de transformer la boutique montmartroise en cabaret où artistes et poètes se retrouveraient, « à l’exception des philistins ». Les cabarets d’artistes étaient déjà apparus dans d’autres coins de Montmartre, mais un cabaret avec musique, chants, déclamations et échanges littéraires et artistiques n’existait pas encore. En 1881, le cabaret s’ouvre sous l’enseigne du Chat noir. Ce premier cabaret étroit gardait une allure d’atelier, avec plâtres, bibelots, toiles, cadres et bric-à-brac. Peu à peu, il s’orne d’œuvres déposées par l’un de ses fidèles visiteurs. Poètes et peintres se mêlent, s’affrontent et profitent de cette fécondité originale. Plat supérieur du Livre d’or du cabaret du Chat noir Retour ; Ferdinand Lunel, dessin représentant l'intérieur du cabaret du Chat noir Les initiateurs de ce lieu d’un genre nouveau sont pour une grande part déjà là : Adolphe Willette, Henri Rivière, Steinlen, Georges Auriol. Le premier Chat noir ne dure que 4 ans, et ne sera pas très connu du grand public, qui ne le découvrira qu’après son installation au 12, rue Victor-Massé en 1885. Ce lieu est lui aussi bientôt décoré par ses hôtes, et cette surabondance créative donne naissance à bien des œuvres : caricatures, sonnets, balades, écrites ou dessinées au fil de l’inspiration sur un album, éventuellement accrochées aux murs du cabaret par la suite. L’Album du Chat noir héberge des créations de lettrés tels que Coppée, Banville, Barbey d’Aurevilly ou Goudeau qui deviennent aussitôt prétextes à croquis et à illustrations. Léon Bloy, Maurice Rollinat dialoguent par le biais de cet Album qui devient le théâtre de ces échanges pleins d’humour et de légèreté. L’Album devient ainsi le témoin de ce que fut le Chat noir : à la fois cabaret et gazette, et c’est bien ce qui fait sa particularité. A la mort de Rodolphe Salis, une vente est organisée en 1898, dans laquelle sont proposés à la pièce tous ces dessins qui ont fait partie de l’Album. Un collectionneur en achète un grand nombre et fait le choix de les réunir dans une demi-reliure en maroquin vert avec les plats recouverts de soie imprimée de têtes de chats et lui donne le titre de Livre d’or du Chat noir. En 1958, l’ « Album » est mis en vente sous cette forme et est acquis par la Bibliothèque historique. Aujourd’hui, la Bibliothèque historique vous propose de découvrir cet album de 162 feuillets et de plus de 115 dessins. Il réunit les signatures de tous ces jeunes artistes de talent qui ont fait vivre Montmartre durant des années : Henri Rivière, Caran d’Ache, Willette, mais aussi Forain, Rodolphe Salis, Ferdinand Bac, Antonio de La Gandara, Henri de Sta, Jules Dépaquit, Ferdinand Lunel, Paul Quinsac … Les pages sont souvent composées d’un texte central illustré par un dessin dans les marges. De nombreux dessins montrent l’intérieur du Chat noir et notamment celui du premier cabaret dont peu de traces nous sont parvenues. Composé à la fois de poèmes, de chansons, de dédicaces et de dessins, ce Livre d’or, par son intérêt à la fois littéraire et artistique, représente un souvenir unique de ce cabaret légendaire et garde bien vivante l’ambiance foisonnante et confraternelle qui devait y régner. Rodolphe Salis, Souvenirs et regrets, plateau de Satory Jules Depaquit, Les gestes de Georges Auriol à propos d'élections

Manuscrit

Le Livre d’or du cabaret du Chat noir

Bibliothèque Historique de la Ville de Paris

Publié le : 12 Juin 2015

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Tout commence à la fin du 19e siècle, lorsque Rodolphe Salis (1851-1897), peintre de talent, achète une ancienne boutique au 84 du boulevard Rochechouart (Paris, 18e arr.). Il répond alors aux commandes qui lui sont faites : chemins de croix, reproduction de chefs-d’œuvre, illustration picturale d’Edgar Poe. Comme d’autres artistes de son époque, il publie des dessins dans la petite presse, dans des périodiques éphémères comme les Annales du Parnasse. Ils sont tout un groupe d’artistes à vivre la vie de bohème, et se font appeler les « hydropathes ». A cette époque, c’est du côté du Quartier latin qu’ils se retrouvent. Très vite, ils découvrent cette boutique où Rodolphe Salis les accueille avec sa verve et la jeunesse artiste et lettrée se donne de fréquents rendez-vous dans cet atelier empli de fouillis. Ils disent des vers, chantent, ce qui donne soif, bien sûr. Comme leur dit Rodolphe Salis : « Or ça, Messeigneurs, si de profonds hanaps s’emplissaient de cervoise ? » C’est ainsi que naît l’idée, suggérée par Jean Moréas, de transformer la boutique montmartroise en cabaret où artistes et poètes se retrouveraient, « à l’exception des philistins ». Les cabarets d’artistes étaient déjà apparus dans d’autres coins de Montmartre, mais un cabaret avec musique, chants, déclamations et échanges littéraires et artistiques n’existait pas encore. En 1881, le cabaret s’ouvre sous l’enseigne du Chat noir. Ce premier cabaret étroit gardait une allure d’atelier, avec plâtres, bibelots, toiles, cadres et bric-à-brac. Peu à peu, il s’orne d’œuvres déposées par l’un de ses fidèles visiteurs. Poètes et peintres se mêlent, s’affrontent et profitent de cette fécondité originale. Plat supérieur du Livre d’or du cabaret du Chat noir Retour ; Ferdinand Lunel, dessin représentant l'intérieur du cabaret du Chat noir Les initiateurs de ce lieu d’un genre nouveau sont pour une grande part déjà là : Adolphe Willette, Henri Rivière, Steinlen, Georges Auriol. Le premier Chat noir ne dure que 4 ans, et ne sera pas très connu du grand public, qui ne le découvrira qu’après son installation au 12, rue Victor-Massé en 1885. Ce lieu est lui aussi bientôt décoré par ses hôtes, et cette surabondance créative donne naissance à bien des œuvres : caricatures, sonnets, balades, écrites ou dessinées au fil de l’inspiration sur un album, éventuellement accrochées aux murs du cabaret par la suite. L’Album du Chat noir héberge des créations de lettrés tels que Coppée, Banville, Barbey d’Aurevilly ou Goudeau qui deviennent aussitôt prétextes à croquis et à illustrations. Léon Bloy, Maurice Rollinat dialoguent par le biais de cet Album qui devient le théâtre de ces échanges pleins d’humour et de légèreté. L’Album devient ainsi le témoin de ce que fut le Chat noir : à la fois cabaret et gazette, et c’est bien ce qui fait sa particularité. A la mort de Rodolphe Salis, une vente est organisée en 1898, dans laquelle sont proposés à la pièce tous ces dessins qui ont fait partie de l’Album. Un collectionneur en achète un grand nombre et fait le choix de les réunir dans une demi-reliure en maroquin vert avec les plats recouverts de soie imprimée de têtes de chats et lui donne le titre de Livre d’or du Chat noir. En 1958, l’ « Album » est mis en vente sous cette forme et est acquis par la Bibliothèque historique. Aujourd’hui, la Bibliothèque historique vous propose de découvrir cet album de 162 feuillets et de plus de 115 dessins. Il réunit les signatures de tous ces jeunes artistes de talent qui ont fait vivre Montmartre durant des années : Henri Rivière, Caran d’Ache, Willette, mais aussi Forain, Rodolphe Salis, Ferdinand Bac, Antonio de La Gandara, Henri de Sta, Jules Dépaquit, Ferdinand Lunel, Paul Quinsac … Les pages sont souvent composées d’un texte central illustré par un dessin dans les marges. De nombreux dessins montrent l’intérieur du Chat noir et notamment celui du premier cabaret dont peu de traces nous sont parvenues. Composé à la fois de poèmes, de chansons, de dédicaces et de dessins, ce Livre d’or, par son intérêt à la fois littéraire et artistique, représente un souvenir unique de ce cabaret légendaire et garde bien vivante l’ambiance foisonnante et confraternelle qui devait y régner. Rodolphe Salis, Souvenirs et regrets, plateau de Satory Jules Depaquit, Les gestes de Georges Auriol à propos d'élections
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Affiches de la bibliothèque Forney

Le catalogue électronique des affiches poursuit son évolution vers sa future version tout illustrée. Une nouvelle tranche de notices ornées de vignette vient d’être mise en ligne ; d’autres suivront. La difficulté de cette campagne tient aux précautions que nous tenons à prendre relativement à la propriété intellectuelle des œuvres ainsi reproduites. Lorsqu’elles ne sont pas tombées dans le domaine public (ce qui est le cas soixante-dix ans après la mort de l’auteur) nous nous attachons à recueillir le consentement des artistes ou de leurs ayants-droit, or il est souvent malaisé d’identifier ceux qui ne se font pas représenter par une société d’auteurs.  Il est réconfortant de voir que lorsqu’on adresse des demandes d’autorisation aux familles, leur réponse est toujours généreuse et positive, ainsi des ayants droit de Charles Loupot, Raymond Savignac, Bernard Villemot, Raymond Gid, etc. Charlie Hebdo. "Vous n'allez pas tuer un bébé phoque qui sait jouer du violon ?" par Jean-Marc Reiser Consulter toutes les affiches numérisées de la bibliothèques Forney

Affiches

Affiches de la bibliothèque Forney

Bibliothèque Forney

Publié le : 08 Janvier 2015

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Le catalogue électronique des affiches poursuit son évolution vers sa future version tout illustrée. Une nouvelle tranche de notices ornées de vignette vient d’être mise en ligne ; d’autres suivront. La difficulté de cette campagne tient aux précautions que nous tenons à prendre relativement à la propriété intellectuelle des œuvres ainsi reproduites. Lorsqu’elles ne sont pas tombées dans le domaine public (ce qui est le cas soixante-dix ans après la mort de l’auteur) nous nous attachons à recueillir le consentement des artistes ou de leurs ayants-droit, or il est souvent malaisé d’identifier ceux qui ne se font pas représenter par une société d’auteurs.  Il est réconfortant de voir que lorsqu’on adresse des demandes d’autorisation aux familles, leur réponse est toujours généreuse et positive, ainsi des ayants droit de Charles Loupot, Raymond Savignac, Bernard Villemot, Raymond Gid, etc. Charlie Hebdo. "Vous n'allez pas tuer un bébé phoque qui sait jouer du violon ?" par Jean-Marc Reiser Consulter toutes les affiches numérisées de la bibliothèques Forney
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Photographies de Charles Lansiaux

Bien que demeuré longtemps dans l’ombre, Charles Lansiaux (1855-1939 ?) s’inscrit dans la lignée des grands photographes de Paris, aux côtés de Marville, d’Atget et de Doisneau. Photographe autodidacte, il professionnalise son activité à partir de 1900, et se distingue par sa maîtrise technique. Dès le 2 août 1914, il entreprend la série Aspects de Paris pendant la guerre qu’il poursuivra jusqu’en 1918. La Bibliothèque historique lui achète tout au long de la guerre 953 épreuves de cette série, légendées de sa main. En 1916, il devient le principal photographe travaillant pour le Casier archéologique, artistique et pittoresque, que vient de créer la Ville de Paris pour recenser le patrimoine architectural parisien. Lansiaux effectue parallèlement des reportages thématiques, tous sur Paris, dont la série Aspects industriels et commerciaux de Paris, également acquise à l’époque par la BHVP, témoignant d’un intérêt novateur pour l’architecture industrielle. Il cesse son activité en 1922. Pour prolonger l’exposition Paris 14-18. La guerre au quotidien, organisée au 1er semestre 2014 à la Galerie des bibliothèques, vous pouvez désormais consulter en ligne la totalité des photographies de C. Lansiaux prises à Paris pendant la guerre. Port Saint-Nicolas. La plupart des débardeurs employés en ce moment sont des réfugiés belges ou des départements envahis, 1915

Photographies

Photographies de Charles Lansiaux

Bibliothèque Historique de la Ville de Paris

Publié le : 14 Novembre 2014

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Bien que demeuré longtemps dans l’ombre, Charles Lansiaux (1855-1939 ?) s’inscrit dans la lignée des grands photographes de Paris, aux côtés de Marville, d’Atget et de Doisneau. Photographe autodidacte, il professionnalise son activité à partir de 1900, et se distingue par sa maîtrise technique. Dès le 2 août 1914, il entreprend la série Aspects de Paris pendant la guerre qu’il poursuivra jusqu’en 1918. La Bibliothèque historique lui achète tout au long de la guerre 953 épreuves de cette série, légendées de sa main. En 1916, il devient le principal photographe travaillant pour le Casier archéologique, artistique et pittoresque, que vient de créer la Ville de Paris pour recenser le patrimoine architectural parisien. Lansiaux effectue parallèlement des reportages thématiques, tous sur Paris, dont la série Aspects industriels et commerciaux de Paris, également acquise à l’époque par la BHVP, témoignant d’un intérêt novateur pour l’architecture industrielle. Il cesse son activité en 1922. Pour prolonger l’exposition Paris 14-18. La guerre au quotidien, organisée au 1er semestre 2014 à la Galerie des bibliothèques, vous pouvez désormais consulter en ligne la totalité des photographies de C. Lansiaux prises à Paris pendant la guerre. Port Saint-Nicolas. La plupart des débardeurs employés en ce moment sont des réfugiés belges ou des départements envahis, 1915
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Photographies

La Bibliothèque de l’Hôtel de Ville a récemment mis en ligne près de 800 documents issus de son fonds photographique. Si Paris est un thème important dans cet ensemble, avec 200 cartes postales (dont 160 panoramiques) éditées vers 1900, une centaine de vues stéréoscopiques réalisées par Paul Lhuillier en 1900 également (dont 75 vues de l’Exposition universelle) et une quinzaine de vues des Habitations à bon marché vers 1925, l’accent a été mis sur l’Exposition coloniale de 1931 : une cinquantaine de photographies des dessins des différents pavillons, un album de 118 photographies d’amateur permettent de voir le décor de cet événement éphémère et d’en saisir l’atmosphère. Soixante autres vues prises en Indochine et au Maghreb, et 9 photographies de dioramas sur l’enseignement « indigène » prises au Musée de la France d’Outre-mer complètent et continuent ce « voyage immobile ».                        Exposition coloniale internationale de Paris (1931) : fontaine du cactus (la nuit) Exposition coloniale internationale de Paris (1931) : pont donnant accès aux jardins de Bagdad

Photographie

Photographies

Bibliothèque de l'Hôtel de Ville

Publié le : 17 Octobre 2014

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La Bibliothèque de l’Hôtel de Ville a récemment mis en ligne près de 800 documents issus de son fonds photographique. Si Paris est un thème important dans cet ensemble, avec 200 cartes postales (dont 160 panoramiques) éditées vers 1900, une centaine de vues stéréoscopiques réalisées par Paul Lhuillier en 1900 également (dont 75 vues de l’Exposition universelle) et une quinzaine de vues des Habitations à bon marché vers 1925, l’accent a été mis sur l’Exposition coloniale de 1931 : une cinquantaine de photographies des dessins des différents pavillons, un album de 118 photographies d’amateur permettent de voir le décor de cet événement éphémère et d’en saisir l’atmosphère. Soixante autres vues prises en Indochine et au Maghreb, et 9 photographies de dioramas sur l’enseignement « indigène » prises au Musée de la France d’Outre-mer complètent et continuent ce « voyage immobile ».                        Exposition coloniale internationale de Paris (1931) : fontaine du cactus (la nuit) Exposition coloniale internationale de Paris (1931) : pont donnant accès aux jardins de Bagdad
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