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Le patrimoine numérisé reflète la richesse et la diversité des collections spécialisées.

 

Vous pourrez y trouver: manuscrits, archives, photographies, cartes et plans, affiches typographiques et illustrées, cartes postales, gravures, papiers peints anciens, enregistrements musicaux et parlés, etc.
Le patrimoine numérisé compte actuellement 50 000 documents.

 

 

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Le Livre d’or du cabaret du Chat noir

Tout commence à la fin du 19e siècle, lorsque Rodolphe Salis (1851-1897), peintre de talent, achète une ancienne boutique au 84 du boulevard Rochechouart (Paris, 18e arr.). Il répond alors aux commandes qui lui sont faites : chemins de croix, reproduction de chefs-d’œuvre, illustration picturale d’Edgar Poe. Comme d’autres artistes de son époque, il publie des dessins dans la petite presse, dans des périodiques éphémères comme les Annales du Parnasse. Ils sont tout un groupe d’artistes à vivre la vie de bohème, et se font appeler les « hydropathes ». A cette époque, c’est du côté du Quartier latin qu’ils se retrouvent. Très vite, ils découvrent cette boutique où Rodolphe Salis les accueille avec sa verve et la jeunesse artiste et lettrée se donne de fréquents rendez-vous dans cet atelier empli de fouillis. Ils disent des vers, chantent, ce qui donne soif, bien sûr. Comme leur dit Rodolphe Salis : « Or ça, Messeigneurs, si de profonds hanaps s’emplissaient de cervoise ? » C’est ainsi que naît l’idée, suggérée par Jean Moréas, de transformer la boutique montmartroise en cabaret où artistes et poètes se retrouveraient, « à l’exception des philistins ». Les cabarets d’artistes étaient déjà apparus dans d’autres coins de Montmartre, mais un cabaret avec musique, chants, déclamations et échanges littéraires et artistiques n’existait pas encore. En 1881, le cabaret s’ouvre sous l’enseigne du Chat noir. Ce premier cabaret étroit gardait une allure d’atelier, avec plâtres, bibelots, toiles, cadres et bric-à-brac. Peu à peu, il s’orne d’œuvres déposées par l’un de ses fidèles visiteurs. Poètes et peintres se mêlent, s’affrontent et profitent de cette fécondité originale. Plat supérieur du Livre d’or du cabaret du Chat noir Retour ; Ferdinand Lunel, dessin représentant l'intérieur du cabaret du Chat noir Les initiateurs de ce lieu d’un genre nouveau sont pour une grande part déjà là : Adolphe Willette, Henri Rivière, Steinlen, Georges Auriol. Le premier Chat noir ne dure que 4 ans, et ne sera pas très connu du grand public, qui ne le découvrira qu’après son installation au 12, rue Victor-Massé en 1885. Ce lieu est lui aussi bientôt décoré par ses hôtes, et cette surabondance créative donne naissance à bien des œuvres : caricatures, sonnets, balades, écrites ou dessinées au fil de l’inspiration sur un album, éventuellement accrochées aux murs du cabaret par la suite. L’Album du Chat noir héberge des créations de lettrés tels que Coppée, Banville, Barbey d’Aurevilly ou Goudeau qui deviennent aussitôt prétextes à croquis et à illustrations. Léon Bloy, Maurice Rollinat dialoguent par le biais de cet Album qui devient le théâtre de ces échanges pleins d’humour et de légèreté. L’Album devient ainsi le témoin de ce que fut le Chat noir : à la fois cabaret et gazette, et c’est bien ce qui fait sa particularité. A la mort de Rodolphe Salis, une vente est organisée en 1898, dans laquelle sont proposés à la pièce tous ces dessins qui ont fait partie de l’Album. Un collectionneur en achète un grand nombre et fait le choix de les réunir dans une demi-reliure en maroquin vert avec les plats recouverts de soie imprimée de têtes de chats et lui donne le titre de Livre d’or du Chat noir. En 1958, l’ « Album » est mis en vente sous cette forme et est acquis par la Bibliothèque historique. Aujourd’hui, la Bibliothèque historique vous propose de découvrir cet album de 162 feuillets et de plus de 115 dessins. Il réunit les signatures de tous ces jeunes artistes de talent qui ont fait vivre Montmartre durant des années : Henri Rivière, Caran d’Ache, Willette, mais aussi Forain, Rodolphe Salis, Ferdinand Bac, Antonio de La Gandara, Henri de Sta, Jules Dépaquit, Ferdinand Lunel, Paul Quinsac … Les pages sont souvent composées d’un texte central illustré par un dessin dans les marges. De nombreux dessins montrent l’intérieur du Chat noir et notamment celui du premier cabaret dont peu de traces nous sont parvenues. Composé à la fois de poèmes, de chansons, de dédicaces et de dessins, ce Livre d’or, par son intérêt à la fois littéraire et artistique, représente un souvenir unique de ce cabaret légendaire et garde bien vivante l’ambiance foisonnante et confraternelle qui devait y régner. Rodolphe Salis, Souvenirs et regrets, plateau de Satory Jules Depaquit, Les gestes de Georges Auriol à propos d'élections

Manuscrit

Le Livre d’or du cabaret du Chat noir

Bibliothèque Historique de la Ville de Paris

Publié le : 12 Juin 2015

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Tout commence à la fin du 19e siècle, lorsque Rodolphe Salis (1851-1897), peintre de talent, achète une ancienne boutique au 84 du boulevard Rochechouart (Paris, 18e arr.). Il répond alors aux commandes qui lui sont faites : chemins de croix, reproduction de chefs-d’œuvre, illustration picturale d’Edgar Poe. Comme d’autres artistes de son époque, il publie des dessins dans la petite presse, dans des périodiques éphémères comme les Annales du Parnasse. Ils sont tout un groupe d’artistes à vivre la vie de bohème, et se font appeler les « hydropathes ». A cette époque, c’est du côté du Quartier latin qu’ils se retrouvent. Très vite, ils découvrent cette boutique où Rodolphe Salis les accueille avec sa verve et la jeunesse artiste et lettrée se donne de fréquents rendez-vous dans cet atelier empli de fouillis. Ils disent des vers, chantent, ce qui donne soif, bien sûr. Comme leur dit Rodolphe Salis : « Or ça, Messeigneurs, si de profonds hanaps s’emplissaient de cervoise ? » C’est ainsi que naît l’idée, suggérée par Jean Moréas, de transformer la boutique montmartroise en cabaret où artistes et poètes se retrouveraient, « à l’exception des philistins ». Les cabarets d’artistes étaient déjà apparus dans d’autres coins de Montmartre, mais un cabaret avec musique, chants, déclamations et échanges littéraires et artistiques n’existait pas encore. En 1881, le cabaret s’ouvre sous l’enseigne du Chat noir. Ce premier cabaret étroit gardait une allure d’atelier, avec plâtres, bibelots, toiles, cadres et bric-à-brac. Peu à peu, il s’orne d’œuvres déposées par l’un de ses fidèles visiteurs. Poètes et peintres se mêlent, s’affrontent et profitent de cette fécondité originale. Plat supérieur du Livre d’or du cabaret du Chat noir Retour ; Ferdinand Lunel, dessin représentant l'intérieur du cabaret du Chat noir Les initiateurs de ce lieu d’un genre nouveau sont pour une grande part déjà là : Adolphe Willette, Henri Rivière, Steinlen, Georges Auriol. Le premier Chat noir ne dure que 4 ans, et ne sera pas très connu du grand public, qui ne le découvrira qu’après son installation au 12, rue Victor-Massé en 1885. Ce lieu est lui aussi bientôt décoré par ses hôtes, et cette surabondance créative donne naissance à bien des œuvres : caricatures, sonnets, balades, écrites ou dessinées au fil de l’inspiration sur un album, éventuellement accrochées aux murs du cabaret par la suite. L’Album du Chat noir héberge des créations de lettrés tels que Coppée, Banville, Barbey d’Aurevilly ou Goudeau qui deviennent aussitôt prétextes à croquis et à illustrations. Léon Bloy, Maurice Rollinat dialoguent par le biais de cet Album qui devient le théâtre de ces échanges pleins d’humour et de légèreté. L’Album devient ainsi le témoin de ce que fut le Chat noir : à la fois cabaret et gazette, et c’est bien ce qui fait sa particularité. A la mort de Rodolphe Salis, une vente est organisée en 1898, dans laquelle sont proposés à la pièce tous ces dessins qui ont fait partie de l’Album. Un collectionneur en achète un grand nombre et fait le choix de les réunir dans une demi-reliure en maroquin vert avec les plats recouverts de soie imprimée de têtes de chats et lui donne le titre de Livre d’or du Chat noir. En 1958, l’ « Album » est mis en vente sous cette forme et est acquis par la Bibliothèque historique. Aujourd’hui, la Bibliothèque historique vous propose de découvrir cet album de 162 feuillets et de plus de 115 dessins. Il réunit les signatures de tous ces jeunes artistes de talent qui ont fait vivre Montmartre durant des années : Henri Rivière, Caran d’Ache, Willette, mais aussi Forain, Rodolphe Salis, Ferdinand Bac, Antonio de La Gandara, Henri de Sta, Jules Dépaquit, Ferdinand Lunel, Paul Quinsac … Les pages sont souvent composées d’un texte central illustré par un dessin dans les marges. De nombreux dessins montrent l’intérieur du Chat noir et notamment celui du premier cabaret dont peu de traces nous sont parvenues. Composé à la fois de poèmes, de chansons, de dédicaces et de dessins, ce Livre d’or, par son intérêt à la fois littéraire et artistique, représente un souvenir unique de ce cabaret légendaire et garde bien vivante l’ambiance foisonnante et confraternelle qui devait y régner. Rodolphe Salis, Souvenirs et regrets, plateau de Satory Jules Depaquit, Les gestes de Georges Auriol à propos d'élections
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Affiches de la bibliothèque Forney

Le catalogue électronique des affiches poursuit son évolution vers sa future version tout illustrée. Une nouvelle tranche de notices ornées de vignette vient d’être mise en ligne ; d’autres suivront. La difficulté de cette campagne tient aux précautions que nous tenons à prendre relativement à la propriété intellectuelle des œuvres ainsi reproduites. Lorsqu’elles ne sont pas tombées dans le domaine public (ce qui est le cas soixante-dix ans après la mort de l’auteur) nous nous attachons à recueillir le consentement des artistes ou de leurs ayants-droit, or il est souvent malaisé d’identifier ceux qui ne se font pas représenter par une société d’auteurs.  Il est réconfortant de voir que lorsqu’on adresse des demandes d’autorisation aux familles, leur réponse est toujours généreuse et positive, ainsi des ayants droit de Charles Loupot, Raymond Savignac, Bernard Villemot, Raymond Gid, etc. Charlie Hebdo. "Vous n'allez pas tuer un bébé phoque qui sait jouer du violon ?" par Jean-Marc Reiser Consulter toutes les affiches numérisées de la bibliothèques Forney

Affiches

Affiches de la bibliothèque Forney

Bibliothèque Forney

Publié le : 08 Janvier 2015

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Le catalogue électronique des affiches poursuit son évolution vers sa future version tout illustrée. Une nouvelle tranche de notices ornées de vignette vient d’être mise en ligne ; d’autres suivront. La difficulté de cette campagne tient aux précautions que nous tenons à prendre relativement à la propriété intellectuelle des œuvres ainsi reproduites. Lorsqu’elles ne sont pas tombées dans le domaine public (ce qui est le cas soixante-dix ans après la mort de l’auteur) nous nous attachons à recueillir le consentement des artistes ou de leurs ayants-droit, or il est souvent malaisé d’identifier ceux qui ne se font pas représenter par une société d’auteurs.  Il est réconfortant de voir que lorsqu’on adresse des demandes d’autorisation aux familles, leur réponse est toujours généreuse et positive, ainsi des ayants droit de Charles Loupot, Raymond Savignac, Bernard Villemot, Raymond Gid, etc. Charlie Hebdo. "Vous n'allez pas tuer un bébé phoque qui sait jouer du violon ?" par Jean-Marc Reiser Consulter toutes les affiches numérisées de la bibliothèques Forney
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Photographies de Charles Lansiaux

Bien que demeuré longtemps dans l’ombre, Charles Lansiaux (1855-1939 ?) s’inscrit dans la lignée des grands photographes de Paris, aux côtés de Marville, d’Atget et de Doisneau. Photographe autodidacte, il professionnalise son activité à partir de 1900, et se distingue par sa maîtrise technique. Dès le 2 août 1914, il entreprend la série Aspects de Paris pendant la guerre qu’il poursuivra jusqu’en 1918. La Bibliothèque historique lui achète tout au long de la guerre 953 épreuves de cette série, légendées de sa main. En 1916, il devient le principal photographe travaillant pour le Casier archéologique, artistique et pittoresque, que vient de créer la Ville de Paris pour recenser le patrimoine architectural parisien. Lansiaux effectue parallèlement des reportages thématiques, tous sur Paris, dont la série Aspects industriels et commerciaux de Paris, également acquise à l’époque par la BHVP, témoignant d’un intérêt novateur pour l’architecture industrielle. Il cesse son activité en 1922. Pour prolonger l’exposition Paris 14-18. La guerre au quotidien, organisée au 1er semestre 2014 à la Galerie des bibliothèques, vous pouvez désormais consulter en ligne la totalité des photographies de C. Lansiaux prises à Paris pendant la guerre. Port Saint-Nicolas. La plupart des débardeurs employés en ce moment sont des réfugiés belges ou des départements envahis, 1915

Photographies

Photographies de Charles Lansiaux

Bibliothèque Historique de la Ville de Paris

Publié le : 14 Novembre 2014

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Bien que demeuré longtemps dans l’ombre, Charles Lansiaux (1855-1939 ?) s’inscrit dans la lignée des grands photographes de Paris, aux côtés de Marville, d’Atget et de Doisneau. Photographe autodidacte, il professionnalise son activité à partir de 1900, et se distingue par sa maîtrise technique. Dès le 2 août 1914, il entreprend la série Aspects de Paris pendant la guerre qu’il poursuivra jusqu’en 1918. La Bibliothèque historique lui achète tout au long de la guerre 953 épreuves de cette série, légendées de sa main. En 1916, il devient le principal photographe travaillant pour le Casier archéologique, artistique et pittoresque, que vient de créer la Ville de Paris pour recenser le patrimoine architectural parisien. Lansiaux effectue parallèlement des reportages thématiques, tous sur Paris, dont la série Aspects industriels et commerciaux de Paris, également acquise à l’époque par la BHVP, témoignant d’un intérêt novateur pour l’architecture industrielle. Il cesse son activité en 1922. Pour prolonger l’exposition Paris 14-18. La guerre au quotidien, organisée au 1er semestre 2014 à la Galerie des bibliothèques, vous pouvez désormais consulter en ligne la totalité des photographies de C. Lansiaux prises à Paris pendant la guerre. Port Saint-Nicolas. La plupart des débardeurs employés en ce moment sont des réfugiés belges ou des départements envahis, 1915
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Photographies

La Bibliothèque de l’Hôtel de Ville a récemment mis en ligne près de 800 documents issus de son fonds photographique. Si Paris est un thème important dans cet ensemble, avec 200 cartes postales (dont 160 panoramiques) éditées vers 1900, une centaine de vues stéréoscopiques réalisées par Paul Lhuillier en 1900 également (dont 75 vues de l’Exposition universelle) et une quinzaine de vues des Habitations à bon marché vers 1925, l’accent a été mis sur l’Exposition coloniale de 1931 : une cinquantaine de photographies des dessins des différents pavillons, un album de 118 photographies d’amateur permettent de voir le décor de cet événement éphémère et d’en saisir l’atmosphère. Soixante autres vues prises en Indochine et au Maghreb, et 9 photographies de dioramas sur l’enseignement « indigène » prises au Musée de la France d’Outre-mer complètent et continuent ce « voyage immobile ».                        Exposition coloniale internationale de Paris (1931) : fontaine du cactus (la nuit) Exposition coloniale internationale de Paris (1931) : pont donnant accès aux jardins de Bagdad

Photographie

Photographies

Bibliothèque de l'Hôtel de Ville

Publié le : 17 Octobre 2014

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La Bibliothèque de l’Hôtel de Ville a récemment mis en ligne près de 800 documents issus de son fonds photographique. Si Paris est un thème important dans cet ensemble, avec 200 cartes postales (dont 160 panoramiques) éditées vers 1900, une centaine de vues stéréoscopiques réalisées par Paul Lhuillier en 1900 également (dont 75 vues de l’Exposition universelle) et une quinzaine de vues des Habitations à bon marché vers 1925, l’accent a été mis sur l’Exposition coloniale de 1931 : une cinquantaine de photographies des dessins des différents pavillons, un album de 118 photographies d’amateur permettent de voir le décor de cet événement éphémère et d’en saisir l’atmosphère. Soixante autres vues prises en Indochine et au Maghreb, et 9 photographies de dioramas sur l’enseignement « indigène » prises au Musée de la France d’Outre-mer complètent et continuent ce « voyage immobile ».                        Exposition coloniale internationale de Paris (1931) : fontaine du cactus (la nuit) Exposition coloniale internationale de Paris (1931) : pont donnant accès aux jardins de Bagdad
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Planches éducatives du début de l’ère Meiji

Au début de l’ère Meiji, le Ministère de l’éducation nationale de l’Empire du Japon (Monbushō) entreprit de publier, parallèlement aux manuels et tableaux d’élocution dédiés à l’enseignement scolaire, des images documentaires destinées à l’usage des foyers. Ces planches sérigraphiées en couleurs, sur papier de riz, d’environ 36 sur 24 cm, étaient conçues pour l’éducation en famille des enfants non encore en âge scolaire. De ce projet éditorial d’un peu moins d’une centaine de planches que l’on peut regrouper sous le titre : « Les éléments de la vie, illustration colorée de divers métiers », dont la parution s’échelonna semble-t-il jusqu’en 1873, la Bibliothèque de l’Hôtel de Ville possède un joli recueil factice de 60 feuillets qui lui a été adressé dans le cadre des échanges internationaux de la Préfecture de la Seine par le Monbushō. La « section étrangère » de la Bibliothèque avait pour mission d’informer les fonctionnaires parisiens sur les pratiques administratives des autres pays. Les livres de classe ne pouvaient qu’intéresser ceux-ci à l’heure des lois de Jules Ferry. Titien Garçon qui étudie Les seules planches pourvues d’un titre sont celles signées par le peintre Utagawa Yōsai Kuniteru II (1830-1874) : « Sugi no mochichi = Utilisation du cryptomère » (pl. 2 de notre recueil) ; « Yōdō etoki undō yōjō ronsatsu-zu = Illustrations commentées sur l'exercice physique et le bien-être, destinées aux enfants » ( pl. 10-11) ; « Ishokujū no uchi kashoku osana etoki no zu = Illustrations destinées aux jeunes enfants sur les arts et métiers constituant les éléments de la vie », à savoir littéralement l’habillement, la nourriture et le logement (pl. 46-60). Sont abordés dans les autres planches les domaines suivants : sériciculture, agriculture, mécanique des forces, poupées à habiller dans le style occidental, inventeurs et scientifiques occidentaux, leçons de morale. Il est entre autres intéressant de voir les personnalités occidentales présentées aux enfants japonais : Robert Peel,  John Heathcoat, Vaucanson, Audubon, Joshua Reynolds, Carlyle, etc. Outre le caractère un peu inattendu de cette sélection, on remarquera que les représentations des personnages ne correspondent pas aux portraits que nous pouvons avoir d’eux. Le Japon ne s’était ouvert qu’assez récemment sur le monde extérieur et l’illustrateur a représenté ces personnages sans avoir de modèle, sans qu’il n’y ait guère de rapport avec leur époque, leur nationalité ou leur condition sociale. Illustrations destinées aux jeunes enfants sur les arts et métiers : N°15 : couvreurs Consulter le document numérisé

Planches éducatives

Planches éducatives du début de l’ère Meiji

Bibliothèque de l'Hôtel de Ville

Publié le : 17 Octobre 2014

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Au début de l’ère Meiji, le Ministère de l’éducation nationale de l’Empire du Japon (Monbushō) entreprit de publier, parallèlement aux manuels et tableaux d’élocution dédiés à l’enseignement scolaire, des images documentaires destinées à l’usage des foyers. Ces planches sérigraphiées en couleurs, sur papier de riz, d’environ 36 sur 24 cm, étaient conçues pour l’éducation en famille des enfants non encore en âge scolaire. De ce projet éditorial d’un peu moins d’une centaine de planches que l’on peut regrouper sous le titre : « Les éléments de la vie, illustration colorée de divers métiers », dont la parution s’échelonna semble-t-il jusqu’en 1873, la Bibliothèque de l’Hôtel de Ville possède un joli recueil factice de 60 feuillets qui lui a été adressé dans le cadre des échanges internationaux de la Préfecture de la Seine par le Monbushō. La « section étrangère » de la Bibliothèque avait pour mission d’informer les fonctionnaires parisiens sur les pratiques administratives des autres pays. Les livres de classe ne pouvaient qu’intéresser ceux-ci à l’heure des lois de Jules Ferry. Titien Garçon qui étudie Les seules planches pourvues d’un titre sont celles signées par le peintre Utagawa Yōsai Kuniteru II (1830-1874) : « Sugi no mochichi = Utilisation du cryptomère » (pl. 2 de notre recueil) ; « Yōdō etoki undō yōjō ronsatsu-zu = Illustrations commentées sur l'exercice physique et le bien-être, destinées aux enfants » ( pl. 10-11) ; « Ishokujū no uchi kashoku osana etoki no zu = Illustrations destinées aux jeunes enfants sur les arts et métiers constituant les éléments de la vie », à savoir littéralement l’habillement, la nourriture et le logement (pl. 46-60). Sont abordés dans les autres planches les domaines suivants : sériciculture, agriculture, mécanique des forces, poupées à habiller dans le style occidental, inventeurs et scientifiques occidentaux, leçons de morale. Il est entre autres intéressant de voir les personnalités occidentales présentées aux enfants japonais : Robert Peel,  John Heathcoat, Vaucanson, Audubon, Joshua Reynolds, Carlyle, etc. Outre le caractère un peu inattendu de cette sélection, on remarquera que les représentations des personnages ne correspondent pas aux portraits que nous pouvons avoir d’eux. Le Japon ne s’était ouvert qu’assez récemment sur le monde extérieur et l’illustrateur a représenté ces personnages sans avoir de modèle, sans qu’il n’y ait guère de rapport avec leur époque, leur nationalité ou leur condition sociale. Illustrations destinées aux jeunes enfants sur les arts et métiers : N°15 : couvreurs Consulter le document numérisé
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