Mon compte

 

 
Affiche
Carte postale
Atlas
Journal
Étiquette
...
 
 
Affiche
Carte postale
Atlas
Journal
Étiquette
...

 

 
Affiche
Carte postale
Atlas
Journal
Étiquette
...

 

 
Affiche
Carte postale
Atlas
Journal
Étiquette
...

 

 
Affiche
Carte postale
Atlas
Journal
Étiquette
...

Le patrimoine numérisé reflète la richesse et la diversité des collections spécialisées.

 

Vous pourrez y trouver: manuscrits, archives, photographies, cartes et plans, affiches typographiques et illustrées, cartes postales, gravures, papiers peints anciens, enregistrements musicaux et parlés, etc.
Le patrimoine numérisé compte actuellement 50 000 documents.

 

 

Les derniers documents numérisés

 

thumbnail

LES PHOTOGRAPHIES DE JEAN ROUBIER (1896-1981)

Près de 700 épreuves, achetées par la Bibliothèque historique de la Ville de Paris au photographe Jean Roubier (1896-1981) entre 1976 et 1977, sont maintenant consultables en ligne sur le portail des bibliothèques spécialisées. En 1932, J. Roubier abandonne son emploi de représentant pour devenir photographe professionnel, d’abord en tant que portraitiste. Ses photographies reflètent la vie culturelle parisienne des années 1930 à 1950, de Jean Cocteau à François Mauriac ou encore Moïse Kisling. Moïse Kisling dans son atelier, 1945-1953 Artisan luthier dans un atelier rue Legendre, vers 1930 Il s’implique au sein du groupe Rectangle, actif entre 1936 et 1941, qui comprend quelques photographes humanistes dont Robert Doisneau et Willy Ronis. Comme ses jeunes camarades, « l’illustrateur », ainsi qu’il se présentait, répond à des commandes de reportages pour des revues illustrées. Comme eux, il affectionne les scènes de rue : musiciens ambulants, artisans, couple à Montmartre ou travailleurs des Halles. Cet ensemble inclut également la maquette de son livre Paris, publié en 1950 et constitué de 63 planches légendées. Paris offre une synthèse de ce qui inspire J. Roubier : la littérature et les rues de la capitale. La préface de 6 pages, également numérisée, est signée de son ami Georges Duhamel (1884-1966). Ce dernier est à l’origine de la fructueuse collaboration du photographe avec des écrivains, historiens de l’art et éditeurs. En 1933, l’académicien lui avait demandé d’illustrer ses conférences sur la modernité, intitulées L’humaniste et l’automate. Dans Paris, Duhamel renouvelle cette réflexion sur la technicité et donc sur la fidélité documentaire de la photographie : le photographe doit « arrêter au vol le rayon qui fuit, le temps qui coule. (…) il prend ses décisions. » On note sur ces tirages envoyés à l’éditeur quelques biffures, des commentaires à la plume ou au crayon : « supprimer cette chaise » ou « cet échafaudage ». Jean Roubier saisit et adapte sa réalité… Maquette du livre Paris, p. 47, place de la Concorde Sa maîtrise du contraste imprègne aussi ses reportages comme celui réalisé auprès des enfants de l’école de plein air de Suresnes (Hauts-de-Seine). En 1944, il photographie la Libération de Paris, évoquée avec émotion six ans après par G. Duhamel dans la préface de son livre. J. Roubier nous en montre chaque étape et suit le travail des journalistes sur la brèche. Un an plus tard, le photographe participe à la publication du premier journal de la France libre. Suresnes, école de plein air, 1935-1939 Un employé dans les locaux du journal France-Soir, 1944 Cette « anthologie de (…) promenades et de (…) musardises » (G. Duhamel) ou ces clichés pris sur le vif constituent un solide témoignage sur l’histoire et les cénacles artistiques parisiens. Jean Roubier a parallèlement réalisé un important travail sur le patrimoine artistique français et européen visible et mis à la disposition du public via le site www.jeanroubier.com

Photographies

LES PHOTOGRAPHIES DE JEAN ROUBIER (1896-1981)

Bibliothèque Historique de la Ville de Paris

Publié le : 19 Juillet 2016

thumbnail
Près de 700 épreuves, achetées par la Bibliothèque historique de la Ville de Paris au photographe Jean Roubier (1896-1981) entre 1976 et 1977, sont maintenant consultables en ligne sur le portail des bibliothèques spécialisées. En 1932, J. Roubier abandonne son emploi de représentant pour devenir photographe professionnel, d’abord en tant que portraitiste. Ses photographies reflètent la vie culturelle parisienne des années 1930 à 1950, de Jean Cocteau à François Mauriac ou encore Moïse Kisling. Moïse Kisling dans son atelier, 1945-1953 Artisan luthier dans un atelier rue Legendre, vers 1930 Il s’implique au sein du groupe Rectangle, actif entre 1936 et 1941, qui comprend quelques photographes humanistes dont Robert Doisneau et Willy Ronis. Comme ses jeunes camarades, « l’illustrateur », ainsi qu’il se présentait, répond à des commandes de reportages pour des revues illustrées. Comme eux, il affectionne les scènes de rue : musiciens ambulants, artisans, couple à Montmartre ou travailleurs des Halles. Cet ensemble inclut également la maquette de son livre Paris, publié en 1950 et constitué de 63 planches légendées. Paris offre une synthèse de ce qui inspire J. Roubier : la littérature et les rues de la capitale. La préface de 6 pages, également numérisée, est signée de son ami Georges Duhamel (1884-1966). Ce dernier est à l’origine de la fructueuse collaboration du photographe avec des écrivains, historiens de l’art et éditeurs. En 1933, l’académicien lui avait demandé d’illustrer ses conférences sur la modernité, intitulées L’humaniste et l’automate. Dans Paris, Duhamel renouvelle cette réflexion sur la technicité et donc sur la fidélité documentaire de la photographie : le photographe doit « arrêter au vol le rayon qui fuit, le temps qui coule. (…) il prend ses décisions. » On note sur ces tirages envoyés à l’éditeur quelques biffures, des commentaires à la plume ou au crayon : « supprimer cette chaise » ou « cet échafaudage ». Jean Roubier saisit et adapte sa réalité… Maquette du livre Paris, p. 47, place de la Concorde Sa maîtrise du contraste imprègne aussi ses reportages comme celui réalisé auprès des enfants de l’école de plein air de Suresnes (Hauts-de-Seine). En 1944, il photographie la Libération de Paris, évoquée avec émotion six ans après par G. Duhamel dans la préface de son livre. J. Roubier nous en montre chaque étape et suit le travail des journalistes sur la brèche. Un an plus tard, le photographe participe à la publication du premier journal de la France libre. Suresnes, école de plein air, 1935-1939 Un employé dans les locaux du journal France-Soir, 1944 Cette « anthologie de (…) promenades et de (…) musardises » (G. Duhamel) ou ces clichés pris sur le vif constituent un solide témoignage sur l’histoire et les cénacles artistiques parisiens. Jean Roubier a parallèlement réalisé un important travail sur le patrimoine artistique français et européen visible et mis à la disposition du public via le site www.jeanroubier.com
thumbnail

PARIS PAR GUSTAVE LE GRAY (1820-1884)

La Bibliothèque historique de la Ville de Paris conserve dans ses collections les seuls négatifs sur verre au collodion de Gustave Le Gray (1820-1884) connus à ce jour. Ces 31 vues mettent toutes l’accent sur le Paris monumental et ses quais, dans des points de vue souvent obliques : on voit ainsi apparaître, à côté de vues d’ensemble ou de détail de la cathédrale Notre-Dame, le Panthéon, le palais du Louvre, l’Arc de Triomphe, l’église Saint-Etienne du Mont, ou les toits Renaissance sculptés de l’ancien Hôtel de Ville. Les seuls autres négatifs connus de Gustave Le Gray sont des calotypes (procédé sur papier salé). Ils ont été produits en 1851 lors de la très célèbre Mission héliographique, chargée par Prosper Mérimée de dresser un inventaire photographique des monuments historiques français et à laquelle les plus grands noms sont associés (Edouard Baldus, Hippolyte Bayard, Henri Le Secq et Mestral). Ils sont aujourd’hui conservés à la médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine.  Le Panthéon, vers 1859 Négatif sur verre au collodion (polarité inversée) Le Panthéon, vers 1859 Épreuve sur papier albuminé d’après le négatif L’exceptionnel ensemble conservé par la Bibliothèque historique, redécouvert en 2000 lors des recherches faites pour la préparation de l’exposition Gustave Le Gray à la Bibliothèque nationale de France, peut être daté de 1858 à fin 1859. C’est un ensemble homogène par le format (40 x 50 cm environ), la technique utilisée (le collodion) et l’apparence générale (de couleur crème). Des traces de brûlure et de coulures laissent supposer que ces plaques de verre ont été, à une date inconnue, exposées à un incendie, mouillées puis essuyées. On n’en sait pas plus sur leur arrivée dans les collections de la Ville. Huit tirages sur papier albuminé, contemporains des prises de vue, viennent compléter le fonds.Négatifs et épreuves ont été restaurés par l’Atelier de Restauration et de Conservation des Photographies de la Ville de Paris et mis en ligne sur le portail des bibliothèques spécialisées de la Ville de Paris. Dans huit cas, on peut désormais comparer négatifs et épreuves. Place de la Bastille, vers 1859 Négatif sur verre au collodion (polarité inversée) Palais des Tuileries, 1857-1861 Négatif sur verre au collodion (polarité inversée)

Photographie

PARIS PAR GUSTAVE LE GRAY (1820-1884)

Bibliothèque Historique de la Ville de Paris

Publié le : 08 Mars 2016

thumbnail
La Bibliothèque historique de la Ville de Paris conserve dans ses collections les seuls négatifs sur verre au collodion de Gustave Le Gray (1820-1884) connus à ce jour. Ces 31 vues mettent toutes l’accent sur le Paris monumental et ses quais, dans des points de vue souvent obliques : on voit ainsi apparaître, à côté de vues d’ensemble ou de détail de la cathédrale Notre-Dame, le Panthéon, le palais du Louvre, l’Arc de Triomphe, l’église Saint-Etienne du Mont, ou les toits Renaissance sculptés de l’ancien Hôtel de Ville. Les seuls autres négatifs connus de Gustave Le Gray sont des calotypes (procédé sur papier salé). Ils ont été produits en 1851 lors de la très célèbre Mission héliographique, chargée par Prosper Mérimée de dresser un inventaire photographique des monuments historiques français et à laquelle les plus grands noms sont associés (Edouard Baldus, Hippolyte Bayard, Henri Le Secq et Mestral). Ils sont aujourd’hui conservés à la médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine.  Le Panthéon, vers 1859 Négatif sur verre au collodion (polarité inversée) Le Panthéon, vers 1859 Épreuve sur papier albuminé d’après le négatif L’exceptionnel ensemble conservé par la Bibliothèque historique, redécouvert en 2000 lors des recherches faites pour la préparation de l’exposition Gustave Le Gray à la Bibliothèque nationale de France, peut être daté de 1858 à fin 1859. C’est un ensemble homogène par le format (40 x 50 cm environ), la technique utilisée (le collodion) et l’apparence générale (de couleur crème). Des traces de brûlure et de coulures laissent supposer que ces plaques de verre ont été, à une date inconnue, exposées à un incendie, mouillées puis essuyées. On n’en sait pas plus sur leur arrivée dans les collections de la Ville. Huit tirages sur papier albuminé, contemporains des prises de vue, viennent compléter le fonds.Négatifs et épreuves ont été restaurés par l’Atelier de Restauration et de Conservation des Photographies de la Ville de Paris et mis en ligne sur le portail des bibliothèques spécialisées de la Ville de Paris. Dans huit cas, on peut désormais comparer négatifs et épreuves. Place de la Bastille, vers 1859 Négatif sur verre au collodion (polarité inversée) Palais des Tuileries, 1857-1861 Négatif sur verre au collodion (polarité inversée)
thumbnail

NEGATIFS SUR VERRE DE GERMAINE KRULL (1897-1985)

La Bibliothèque historique de la Ville de Paris a découvert récemment dans ses collections en attente de traitement un ensemble exceptionnel de 46 négatifs sur verre de la photographe Germaine Krull (1897-1985), de format 18 x 24 cm, datant de 1929.Vingt-cinq de ces plaques concernent le théâtre Pigalle, salle à la pointe de la modernité construite par l’architecte Charles Siclis, inaugurée en 1929 au 10-12 rue Pigalle à Paris et disparue en 1949. Le choix de cette photographe, alors installée à Paris, participe de l’avant-gardisme revendiqué par le commanditaire du théâtre, Henri de Rothschild, qui fit appel, pour la luxueuse brochure éditée par Draeger pour l’ouverture, Théâtre Pigalle : ses éclairages, sa machinerie, au dessinateur Jean Carlu pour la couverture, à Jean Cocteau pour la préface, et à Germaine Krull pour les photographies. Les négatifs retrouvés à la BHVP permettent de découvrir d’autres photographies de son reportage, différentes de celles choisies pour la publication. Ces photographies illustrent parfaitement les recherches de la photographe à cette période, qui « transpose un paysage de machines en une sorte de symphonie stupéfiante » (Pierre Mac Orlan, 1933). Théâtre Pigalle. Intérieur. Les cintres. Théâtre Pigalle. Façade extérieure vue de côté.              Les vingt et une autres plaques représentent le dessinateur, affichiste et décorateur de théâtre Pol Rab (Paul Abraham, 1898-1933). Celui-ci, qui avait créé en 1927 le journal Ric et Rac, compte alors parmi les illustrateurs les plus en vue de son époque. Il est photographié en compagnie de jouets inspirés de ses personnages, les chiens Ric et Rac ou le petit Africain Nénufar.  Mais surtout, l’ensemble comprend les huit photographies utilisées par la photographe pour une de ses œuvres les plus célèbres, le photomontage de Paul Rab entouré de mains, nous dévoilant son processus d’expérimentation de cette technique. Deux autres études de mains, non retenues pour la photographie finale, complètent l’ensemble. Pol Rab. Reproduction d'un photomontage. Pol Rab. Étude de mains. Ces négatifs, dont une dizaine sont signés par l’artiste, ont été restaurés et numérisés et sont désormais consultables en ligne sur le portail des bibliothèques spécialisées.  La disparition de la plupart des négatifs de Germaine Krull, laissés dans l'atelier parisien du photographe Éli Lotar (1905-1969) et détruits pendant la Seconde Guerre mondiale, renforce l’intérêt exceptionnel de cet ensemble, entré à la bibliothèque à la faveur d’un des nombreux dons du chroniqueur dramatique et collectionneur Edouard Beaudu (1879-1960) et de sa veuve à l’Association de la Régie théâtrale.

Photographie

NEGATIFS SUR VERRE DE GERMAINE KRULL (1897-1985)

Bibliothèque Historique de la Ville de Paris

Publié le : 15 Février 2016

thumbnail
La Bibliothèque historique de la Ville de Paris a découvert récemment dans ses collections en attente de traitement un ensemble exceptionnel de 46 négatifs sur verre de la photographe Germaine Krull (1897-1985), de format 18 x 24 cm, datant de 1929.Vingt-cinq de ces plaques concernent le théâtre Pigalle, salle à la pointe de la modernité construite par l’architecte Charles Siclis, inaugurée en 1929 au 10-12 rue Pigalle à Paris et disparue en 1949. Le choix de cette photographe, alors installée à Paris, participe de l’avant-gardisme revendiqué par le commanditaire du théâtre, Henri de Rothschild, qui fit appel, pour la luxueuse brochure éditée par Draeger pour l’ouverture, Théâtre Pigalle : ses éclairages, sa machinerie, au dessinateur Jean Carlu pour la couverture, à Jean Cocteau pour la préface, et à Germaine Krull pour les photographies. Les négatifs retrouvés à la BHVP permettent de découvrir d’autres photographies de son reportage, différentes de celles choisies pour la publication. Ces photographies illustrent parfaitement les recherches de la photographe à cette période, qui « transpose un paysage de machines en une sorte de symphonie stupéfiante » (Pierre Mac Orlan, 1933). Théâtre Pigalle. Intérieur. Les cintres. Théâtre Pigalle. Façade extérieure vue de côté.              Les vingt et une autres plaques représentent le dessinateur, affichiste et décorateur de théâtre Pol Rab (Paul Abraham, 1898-1933). Celui-ci, qui avait créé en 1927 le journal Ric et Rac, compte alors parmi les illustrateurs les plus en vue de son époque. Il est photographié en compagnie de jouets inspirés de ses personnages, les chiens Ric et Rac ou le petit Africain Nénufar.  Mais surtout, l’ensemble comprend les huit photographies utilisées par la photographe pour une de ses œuvres les plus célèbres, le photomontage de Paul Rab entouré de mains, nous dévoilant son processus d’expérimentation de cette technique. Deux autres études de mains, non retenues pour la photographie finale, complètent l’ensemble. Pol Rab. Reproduction d'un photomontage. Pol Rab. Étude de mains. Ces négatifs, dont une dizaine sont signés par l’artiste, ont été restaurés et numérisés et sont désormais consultables en ligne sur le portail des bibliothèques spécialisées.  La disparition de la plupart des négatifs de Germaine Krull, laissés dans l'atelier parisien du photographe Éli Lotar (1905-1969) et détruits pendant la Seconde Guerre mondiale, renforce l’intérêt exceptionnel de cet ensemble, entré à la bibliothèque à la faveur d’un des nombreux dons du chroniqueur dramatique et collectionneur Edouard Beaudu (1879-1960) et de sa veuve à l’Association de la Régie théâtrale.
thumbnail

PHOTOGRAPHIES DE LEON CLAUDE VENEZIA (1941-2013)

La Bibliothèque historique de la Ville de Paris conserve 160 tirages argentiques noir et blanc de Léon Claude Vénézia (1941-2013), artiste rare dans les collections françaises. Ces épreuves ont été acquises entre 1989 et 1993 et numérisées en intégralité. Elles sont désormais consultables en ligne sur le portail des bibliothèques spécialisées.Admirateur de Brassaï et longtemps amateur inspiré, le photographe nous promène dans l'Est parisien et sa banlieue, tout au long des années 60 et 70. Il porte son regard sur les grandes transformations architecturales et sociétales de Belleville à Drancy, de Ménilmontant à Bobigny.Il compose des images joyeuses d'un Paris populaire où enfants, artisans et petits métiers ont leur place. Canal Saint Martin. Pont tournant entre la rue Dieu et la rue Alibert. Café rue de Belleville. Influencés par la littérature et le cinéma, les clichés de Vénézia nous entraînent sur les pas de Marcel Carné et son Hôtel du Nord, au cœur d’un quartier poétique et pittoresque. On retrouve une gouaille à la Prévert dans ses photographies de bars, de boutiquiers, ainsi que dans ses portraits d’ouvriers ou de clochards. Le photographe se glisse entre les étals du marché d’Aligre, suit le geste assuré du boulanger dans son fournil ou bien celui de l’artisan d’art (ébéniste, mouleur de plâtre,…) terminant son ouvrage. Marché d'Aligre. Clochard jouant avec un moulin à musique pour enfant. Bobigny. Un des derniers maraîchers au milieu des serres. Dans les années 1970, le photographe s’intéresse aux gavroches du XXe siècle et répond à plusieurs commandes. Il est devenu photographe indépendant. Il observe les jeux des enfants dans les chantiers, dans leurs taudis ou dans les cours d’école. Les ouvriers de ces chantiers, souvent issus de l’immigration, lui sont familiers. À l’image des graffitis grattés sur les murs qu’il photographie, Vénézia souhaite mémoriser ce qui va disparaître. Mais le changement n’est pas loin de son objectif. Le front de Seine, quai André Citroën, sort de terre ; la nouvelle gare Montparnasse s’illumine ; la place des Fêtes, sur le haut de la butte de Belleville, se métamorphose. Les grands ensembles grignotent du terrain, surtout dans les communes de l’Est parisien comme Bobigny ou Créteil. Faubourg Saint-Antoine. Jeune femme au volant d'une 2 CV Citroën. À une véritable mélancolie de l’instant, que l’on ressent dans le regard des cheminots immortalisés à la gare de triage de Drancy, se mêle une formidable vitalité de la jeunesse parisienne des Trente Glorieuses. Vénézia s’inscrit dans la lignée des photographes des métamorphoses de Paris, d’Atget aux photographes humanistes. En parallèle à cet important travail en noir et blanc, Léon Claude Vénézia a fait aussi de nombreuses photographies en couleur, visibles sur Paris en images.

Photographies

PHOTOGRAPHIES DE LEON CLAUDE VENEZIA (1941-2013)

Bibliothèque Historique de la Ville de Paris

Publié le : 14 Janvier 2016

thumbnail
La Bibliothèque historique de la Ville de Paris conserve 160 tirages argentiques noir et blanc de Léon Claude Vénézia (1941-2013), artiste rare dans les collections françaises. Ces épreuves ont été acquises entre 1989 et 1993 et numérisées en intégralité. Elles sont désormais consultables en ligne sur le portail des bibliothèques spécialisées.Admirateur de Brassaï et longtemps amateur inspiré, le photographe nous promène dans l'Est parisien et sa banlieue, tout au long des années 60 et 70. Il porte son regard sur les grandes transformations architecturales et sociétales de Belleville à Drancy, de Ménilmontant à Bobigny.Il compose des images joyeuses d'un Paris populaire où enfants, artisans et petits métiers ont leur place. Canal Saint Martin. Pont tournant entre la rue Dieu et la rue Alibert. Café rue de Belleville. Influencés par la littérature et le cinéma, les clichés de Vénézia nous entraînent sur les pas de Marcel Carné et son Hôtel du Nord, au cœur d’un quartier poétique et pittoresque. On retrouve une gouaille à la Prévert dans ses photographies de bars, de boutiquiers, ainsi que dans ses portraits d’ouvriers ou de clochards. Le photographe se glisse entre les étals du marché d’Aligre, suit le geste assuré du boulanger dans son fournil ou bien celui de l’artisan d’art (ébéniste, mouleur de plâtre,…) terminant son ouvrage. Marché d'Aligre. Clochard jouant avec un moulin à musique pour enfant. Bobigny. Un des derniers maraîchers au milieu des serres. Dans les années 1970, le photographe s’intéresse aux gavroches du XXe siècle et répond à plusieurs commandes. Il est devenu photographe indépendant. Il observe les jeux des enfants dans les chantiers, dans leurs taudis ou dans les cours d’école. Les ouvriers de ces chantiers, souvent issus de l’immigration, lui sont familiers. À l’image des graffitis grattés sur les murs qu’il photographie, Vénézia souhaite mémoriser ce qui va disparaître. Mais le changement n’est pas loin de son objectif. Le front de Seine, quai André Citroën, sort de terre ; la nouvelle gare Montparnasse s’illumine ; la place des Fêtes, sur le haut de la butte de Belleville, se métamorphose. Les grands ensembles grignotent du terrain, surtout dans les communes de l’Est parisien comme Bobigny ou Créteil. Faubourg Saint-Antoine. Jeune femme au volant d'une 2 CV Citroën. À une véritable mélancolie de l’instant, que l’on ressent dans le regard des cheminots immortalisés à la gare de triage de Drancy, se mêle une formidable vitalité de la jeunesse parisienne des Trente Glorieuses. Vénézia s’inscrit dans la lignée des photographes des métamorphoses de Paris, d’Atget aux photographes humanistes. En parallèle à cet important travail en noir et blanc, Léon Claude Vénézia a fait aussi de nombreuses photographies en couleur, visibles sur Paris en images.
thumbnail

PHOTOGRAPHIES DE SPECTACLES DE L'OLYMPIA (1931-1933)

Inauguré en 1930, l'Olympia-Cinéma est la première d'une série de salles de cinéma que Jacques Haïk ouvre à Paris - il construira deux ans plus tard le Grand Rex. Luxueuse, elle propose, tout comme le Paramount ou le Gaumont-Palace à la même époque, des mini-spectacles et divertissements entre les actualités et le "grand film", survivance dans ces lieux d'un music-hall que le cinéma a remplacé.Les moyens qu’y consacre Jacques Haïk sont importants pour une salle destinée avant tout au 7ème art : certes les décors sont souvent des toiles peintes complétées d'éléments de décors facilement escamotables, mais les chorégraphes des ballets sont ceux des Folies-Bergère ou de l'Opéra et une troupe de danseuses est en résidence, même si elle ne compte qu’une douzaine de girls… Album des productions de l'Olympia, 87e production : Silhouettes, 1933 Album des productions de l'Olympia, 72e production : Adolescence, 1932 Pour ces cinq albums, réalisés de mars 1931 à mars 1933 à la demande sans doute du directeur de la salle, le travail de Waléry, autrefois photographe officiel des Ballets russes, se fait aussi bien documentaire qu'artistique, nous donnant en plus de 230 photographies le témoignage rare de ces spectacles oubliés, sorte de music-hall éparpillé formé d’"attractions et variétés".Délaissant les plans rapprochés, Waléry privilégie des vues larges de la scène, montrant décors et artistes en scène : les girls bien sûr - bientôt nommées les Olympiettes -, les numéros variés qui s'intercalent dans le ballet (acrobates, jongleurs...) ou l’accompagnent, tels les orchestres du jazz français de l'entre-deux-guerres (Ray Ventura, Gregor, Roland Dorsey…) , hissés hors de la fosse pour l’occasion. Le sujet du spectacle, souvent sans rapport avec le film, devient parfois un prélude à la projection, comme le ballet Les moussaillons avant Coups de roulis, ou le Prologue scénique avec girls en travestis militaires – mais sans moustaches !- avant Les Gaietés de l’escadron... Album des productions de l'Olympia, 76e production : prologue scénique au film Les Gaietés de l'escadron, 1932 Album des productions de l’Olympia, 64e production : Les Moussaillons, 1932 Ces documents exceptionnels ont intégré les collections de la Bibliothèque historique en 1969, à l’occasion du don de la Bibliothèque des régisseurs par l’Association de la régie théâtrale.

Photographie

PHOTOGRAPHIES DE SPECTACLES DE L'OLYMPIA (1931-1933)

Bibliothèque Historique de la Ville de Paris

Publié le : 14 Décembre 2015

thumbnail
Inauguré en 1930, l'Olympia-Cinéma est la première d'une série de salles de cinéma que Jacques Haïk ouvre à Paris - il construira deux ans plus tard le Grand Rex. Luxueuse, elle propose, tout comme le Paramount ou le Gaumont-Palace à la même époque, des mini-spectacles et divertissements entre les actualités et le "grand film", survivance dans ces lieux d'un music-hall que le cinéma a remplacé.Les moyens qu’y consacre Jacques Haïk sont importants pour une salle destinée avant tout au 7ème art : certes les décors sont souvent des toiles peintes complétées d'éléments de décors facilement escamotables, mais les chorégraphes des ballets sont ceux des Folies-Bergère ou de l'Opéra et une troupe de danseuses est en résidence, même si elle ne compte qu’une douzaine de girls… Album des productions de l'Olympia, 87e production : Silhouettes, 1933 Album des productions de l'Olympia, 72e production : Adolescence, 1932 Pour ces cinq albums, réalisés de mars 1931 à mars 1933 à la demande sans doute du directeur de la salle, le travail de Waléry, autrefois photographe officiel des Ballets russes, se fait aussi bien documentaire qu'artistique, nous donnant en plus de 230 photographies le témoignage rare de ces spectacles oubliés, sorte de music-hall éparpillé formé d’"attractions et variétés".Délaissant les plans rapprochés, Waléry privilégie des vues larges de la scène, montrant décors et artistes en scène : les girls bien sûr - bientôt nommées les Olympiettes -, les numéros variés qui s'intercalent dans le ballet (acrobates, jongleurs...) ou l’accompagnent, tels les orchestres du jazz français de l'entre-deux-guerres (Ray Ventura, Gregor, Roland Dorsey…) , hissés hors de la fosse pour l’occasion. Le sujet du spectacle, souvent sans rapport avec le film, devient parfois un prélude à la projection, comme le ballet Les moussaillons avant Coups de roulis, ou le Prologue scénique avec girls en travestis militaires – mais sans moustaches !- avant Les Gaietés de l’escadron... Album des productions de l'Olympia, 76e production : prologue scénique au film Les Gaietés de l'escadron, 1932 Album des productions de l’Olympia, 64e production : Les Moussaillons, 1932 Ces documents exceptionnels ont intégré les collections de la Bibliothèque historique en 1969, à l’occasion du don de la Bibliothèque des régisseurs par l’Association de la régie théâtrale.
  • paginationLimit : 5 (5)
  • currentPage : 1
  • previewPage : false
  • nextPage : true
  • totalPages : 6
  • totalResults : 30
Mentions légales
Contact