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Albums photographiques, chapitre 2

Photographies

Bibliothèque historique de la Ville de Paris

Date : 08/11/2017

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Le deuxième album que nous vous proposons de découvrir est consacré aux différentes propriétés de l’institution parisienne du Mont-de-Piété, à la fin du XIXe siècle. Le volume contient 15 photographies d’Henri Godefroy (1827-1913) sur papier albuminé montées sur carton. Le photographe saisit, au passage, passants ou employés.

 

 

 

Mont-de-Piété de Paris. Bureau auxiliaire rue des Bernardins

 

Le 9 février 1778, le Crédit municipal, autrefois nommé Mont-de-Piété de Paris, ouvre officiellement dans un immeuble loué au 16, rue des Blancs-Manteaux. Le 7 mai 1880, le Petit Journal le définit ainsi : « maison de prêts sur gages autorisée, surveillée, renfermée dans des règlements d’une extrême rigidité. (…) Il rend d’immenses services, par ses garanties, sa sécurité, sa discrétion ». En ce rude XIXe siècle, il doit répondre à une forte demande et peut devenir vital pour améliorer le quotidien de nombreux Parisiens. Gervaise, dans L’Assommoir (1877) de Zola, y dépose régulièrement robes et linge en échange de quelques pièces.

Le chef-lieu, siège de l’administration centrale, a besoin d’espace pour entreposer les objets « mis au clou ». En 1877, l’administration fait l’acquisition du 57, rue des Francs-Bourgeois. Le n° 55, situé en face de l’hôtel de Soubise, lui appartenait déjà.

 

 

Mont-de-Piété de Paris. Chef lieu : façade sur la rue des Francs-Bourgeois

 

Les travaux débutent en 1879 au cœur d’un quartier historique, entre la rue des Francs-Bourgeois et celle des Blancs-Manteaux.

 

 

 

Mont-de-Piété de Paris. Chef-lieu rue des Francs-Bourgeois

 

On dégage, notamment, les vestiges de la tour d’enceinte de Philippe-Auguste. Ces travaux terminés, le local loué au 9 de la rue Mahler, qui servait à entreposer les matelas, est abandonné.

 

 

Mont-de-Piété de Paris. Annexe : façade sur la rue Malher

 

L’album présente aussi d’autres magasins du Mont-de-Piété, comme celui de la rue Vivienne, transféré en 1813 rue Bonaparte, ou les succursales installées au 28, rue Servan, dans le 11e arrondissement, et l’hôtel de Guiche, dans le 6e arrondissement, en 1884. En 1887, l’administration y joint un nouveau bâtiment, érigé par Paul Gallois (1825-1889), à l’angle du boulevard Raspail et de la rue de Rennes. Depuis 1972, l’immeuble abrite un centre culturel ainsi que notre consœur, la bibliothèque municipale André Malraux.

 

Consulter l'ensemble de l'album : 

 

 


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