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Opéras français du XIXe siècle : à la découverte des partitions

Partitions

Médiathèque Musicale de Paris

Date : 19/03/2018

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Illustration : Frasquita : opéra-comique en trois actes : partition complète pour piano et chant

 

Au XIXe siècle, Paris devient la capitale de l’opéra et s’y produisent en particulier les compositeurs italiens, orfèvres du genre. On y crée et on définit les règles de ce grand opéra à la française qui fait les beaux soirs de la bourgeoisie parisienne, avec les contributions successives de Daniel-François-Esprit Auber, Fromental Halévy, Giacomo Meyerbeer et surtout de Gioacchino Rossini. L’opéra italien y trouvera son apogée avec Don Carlos, composé pour Paris en français par un Verdi venu concurrencer Meyerbeer sur son propre terrain.

 

De son côté, l’opéra-comique français se distingue de l’opéra par la présence de dialogues et parties parlées et aussi par ses inclinations au divertissement. Par exemple, le « Faust » de Charles Gounod, « opéra-comique » en 1859, devint l’année suivante « grand opéra », moyennant le remplacement des dialogues parlés par des récitatifs. L’opéra bouffe est quant à lui un opéra-comique au sujet léger, mais musicalement plus ambitieux que l’opérette. Entre les deux genres, la frontière s’estompe et restera floue. L’opéra-comique peut traiter de sujets « sérieux » comme Carmen, alors que le caractère de l'opéra bouffe est principalement « bouffon ».

 

 

Durant la seconde moitié du XIXe siècle, l’opéra français va suivre un chemin triomphal avec Hector Berlioz, Georges Bizet, Charles Gounod, Jules Massenet, etc. et l’opéra-comique (ou l’opérette) connaîtra ses heures de gloire avec Jacques Offenbach et l’émergence de compositeurs tels Edmond Audran, Louis Ganne, Charles Lecoq, Robert Planquette… ou Louis Varney.

 

Le Tout Paris va s’amuser en fréquentant en masse ces spectacles joyeux et divertissants. Les airs les plus connus deviennent des succès que l’on fredonne et qu’on aime chanter. Les éditeurs musicaux de l’époque comme Brandus, Choudens, Costallat, Leduc, Michaelis, Richault… éditent tous ces opéras en format piano-chant pour que tout ce petit monde puisse les interpréter dans son salon.

 

 

Les fonds de la Médiathèque musicale de Paris sont riches d’un certain nombre de ces partitions, un héritage des anciens comptoirs de prêt qui fleurissaient dans la capitale à la fin du XIXe siècle. On y trouve des œuvres signées entre autres par :

 

Daniel-François-Esprit Auber (Fra Diavolo), Edmond Audran (Gillette de Narbonne), Hector Berlioz (La Damnation de Faust), François-Adrien Boïeldieu (La Dame Blanche), Georges Bizet (Les Pêcheurs de perles), Léo Delibes (Lakmé), Louis Ganne (Les Saltimbanques), Charles Gounod (Faust), Reynaldo Hahn (Ciboulette), Fromental Halévy (La Juive), Ferdinand Hérold (Le Pré aux Clercs), Charles Lecocq (Les Prés Saint-Gervais), Jules Massenet (Grisélidis) … ou encore Victor Massé (Paul et Virginie), André Messager (Les P’tites Michu), Giacomo Meyerbeer (Les Huguenots), Jacques Offenbach (Orphée aux Enfers), Robert Planquette (Rip), Ambroise Thomas (Le Caïd), Louis Varney (Les Mousquetaires au couvent)...


Ces documents sont pour la plupart aujourd’hui quasi introuvables dans leur intégralité.

 

Après vérification des droits et repérage des œuvres déjà présentes sur Gallica, ces partitions sont désormais numérisées et consultables en ligne sur le portail des bibliothèques spécialisées de la Ville de Paris.

 

Noël Lopez

Responsable de la Documentation

Médiathèque musicale de Paris


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