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Bibliothèque de l’Hôtel de Ville - Fermeture du 1er au 4 mai - Fête du Travail et Conseil de Paris

Bibliothèque de l'Hôtel de Ville

Date : 23/04/2018

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La bibliothèque de l’Hôtel de Ville sera fermée exceptionnellement du 1er au 4 mai en raison de la Fête du Travail et de la tenue des séances du Conseil de Paris.

Collections

L’URSS en construction : photographie et photomontage au service d’un mythe (2)

Bibliothèque de l'Hôtel de Ville

Date : 20/04/2018

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Illustration : URSS en construction - couverture

 

Alors que Lissitzki avait réalisé une gigantesque fresque de photomontages de 24 m x 3,5 m à l’exposition Pressa de Cologne en 1928, le photomontage n’est entré dans L’URSS en construction qu’en 1931, avec celui conçu par John Heartfield, artiste communiste allemand qui utilisa cette technique pour combattre le capitalisme puis le nazisme. Heartfield visita l’Union soviétique en 1931-1932 et participa au numéro de septembre 1931 de L’URSS en construction. A partir de là, le photomontage prit une place importante dans la revue. Lissitzki et Rodtchenko en publièrent parfois en couverture évinçant alors la technique de la surimpression1.

 

Cependant, le photomontage n’a pas toujours eu les faveurs du comité de rédaction de la revue qui craignait « que le magazine y perde sa simplicité et son naturel »2. Les photomontages étaient pourtant une solution aux défauts que Gorki avaient repérés dans les épreuves du numéro 0 de la revue publié en décembre 1929 : « La maquette du premier numéro inclut des photographies de plusieurs processus de travail : l’assemblage de cylindres de moteurs, le test d’une machine-outil, l’assemblage de turbines etc. Je ne pense pas que nous ayons introduit quoi que ce soit de nouveau dans les processus de travail qui stupéfie les étrangers. C’est même plutôt ces processus qui caractérisent « l’ancienne manière », les attitudes négligentes persistantes des travailleurs envers le matériel et des attitudes bornées envers le travail. Il est tout à fait possible que des étrangers en regardant ces photographies y voient les travailleurs en retrait, en train de fumer et ne prenant pas part au travail […] C’est un non sens de présenter ainsi des photographies de travailleurs qui assistent en spectateurs au travail de leurs camarades »3. Mais, rien de plus facile que de faire disparaître ce spectateur gênant d’un coup de ciseau.

 

Car les techniques du photomontage sont les mêmes que celles qui servent à retoucher les photos à des fins politiques : découpage, détourage, collage, assemblage. Dans le photomontage tel qu’il est pratiqué dans L’URSS en construction, l’assemblage reste décelable, il n’est pas harmonisé à coup d’aérographe ou d’encre de Chine, parce que la vraisemblance n’est pas recherchée et que l’image se revendique comme une composition. Il s’agit plutôt d’étonner en mêlant des éléments disparates (des photographies prises en différents lieux et à différentes époques), ce qui leur donne un sens nouveau, une sorte de « sur-vérité », une « vérité » supérieure à celle intrinsèque aux images qui composent le montage. De fait, ce photomontage n’est pas, ici, un art de combat comme le pratiquait Heartfield. Il relève plutôt, et les propos de Gorki le légitiment, d’une démarche qui vise à embellir et perfectionner ce que l’on voit, à transfigurer la réalité pour représenter un idéal imaginaire et utopique. C’est dire que ce photomontage traduit, en creux, la déception de certains artistes devant une réalité qui n’a pas tenu les promesses de l’idéal, une réalité où il existe encore, métaphoriquement ou non, des travailleurs spectateurs4. C’est ce qui explique la permanence du photomontage dans la revue jusqu’à la fin des années 19305.

 

 

 

 

L’URSS en construction (cote BHdV : D 38929) : quelques exemples de photomontage.

 

Toutefois, en ces années où certains sujets ou approches sont devenus tabous, où la « vérité » est changeante et où les artistes n’ont d’autre choix que d’« aller en biais, car on ne peut aller tout droit »6 ou de suivrela ligne imposée, la revue se fait le révélateur de ces « vérités » successivesqui obéissent aux nécessités politiques7. De fait, elle nous en apprend sans doute moins sur la vie réelle en Union soviétique que sur les mécanismes mentaux à l’œuvre dans une société où l’histoire elle-même devient une construction et non plus une reconstitution du passé à l’aide d’archives8, toutes les techniques graphiques employées dans la revue concourant alors à l’élaboration de cette image factice et fantasmagorique, corollaire des villages Potemkine montrés aux visiteurs de l’URSS dans les années 1930, et donc au brouillage de la limite entre le vrai et le faux.

 

Notes :

1 La technique de la surimpression consiste à tirer en même temps plusieurs négatifs superposés pour obtenir un positif composite. Outre Rodtchenko et Lissitzki, N. Trochine et Z. Deineka s’illustrèrent aussi dans le photomontage dans L’URSS en construction.

 

2 Lettre d’Artiom Khalatov à M. Gorki, le 2 avril 1933, citée par Erika Wolf : « When photographs speak…. ».

 

3 « Remarques sur le 1er numéro de la revue, 1929 » de M. Gorki, citées par Erika Wolf,  Ibid. Ce numéro 0 était paru comme supplément à la revue Nos réalisations dont Gorki, plutôt hostile à l’illustration de façon générale, était le rédacteur en chef. Ce périodique entendait mettre en valeur la part que prenaient les ouvriers et les paysans dans la construction du pays par leur travail, même le plus modeste, quitte à adopter un point de vue partial. L’URSS en construction héritera de ce refus absolu de l’autocritique et du doute qui sont, à la fin des années 1920, regardés comme une dépense d’énergie contre-productive et une façon de livrer des arguments aux détracteurs du pays.

 

4 Dès 1917, les élites artistiques s’étaient ralliées au nouveau pouvoir dans l’espoir « d’unir la dictature esthétique à la dictature politique capable de transformer la réalité ». La révolution ayant engendré un monde nouveau, c’était, pour ces élites, à l’artiste d’en concevoir les formes. Mais une fois passées les premières années de la Révolution et la période de la NEP, où régnait une assez grande liberté de création, la situation va changer avec la dissolution, en avril 1932, de toutes les associations artistiques puis la formalisation en 1934 des règles du « réalisme socialiste ». Dès les années 1934-1935, c’est la littérature qui forme l’avant-garde de la culture soviétique, au détriment de la photographie et des arts visuels.

 

5 L’autre solution découlant des propos de Gorki, est la retouche et il est certain que L’URSS en construction a publié des photos retouchées, ne serait-ce que les portraits de Staline, toujours améliorés par la retouche soit du modèle soit de l’image.

 

6 Victor Chklovski : La marche du cavalier (1922). Il ajoutait : « Ils se serviront de nos noms pour opprimer les générations à venir […]. Reconnaître un artiste, c’est le moyen de le neutraliser ».

 

7 C’est dans le numéro 12 de 1933 de L’URSS en construction, consacré au Belomorkanal (le canal de la Mer Blancheà la Baltique) que paraîtra la célèbre photo de Rodtchenko montrant Molotov, Staline et Iejov sur la berge du canal. Si l’on a détruit, après la disgrâce de Iejov, lui-même effacé des tirages existants, tous les exemplaires du livre Le canal Staline de la Mer Blanche à la Mer Baltique dirigé par Gorki, où apparaissait la photographie, il fut bien sûr impossible de rappeler tous les numéros de la revue largement distribués. Sur Iejov, voir : Alexeï Pavlioukov : Le fonctionnaire de la grande Terreur : Nicolaï Iejov.

 

8 Si le mensuel a pour objectif de rendre compte de l’efficience du modèle soviétique en en montrant les grandes réalisations (les succès de l’industrialisation et de la collectivisation des terres qui ont apporté le développement à toutes les régions du pays) et de valider ainsi le slogan de Staline qui déclarait en 1935 à la première conférence des stakhanovistes de l'URSS : « La vie est devenue meilleure, la vie est devenue plus joyeuse », il participe aussi, comme discours fondé sur l’image, à une construction de l’histoire qui suit les règles posés par Staline dans une lettre publiée par la Proletarskaia revolioutsia en 1931 puis dans L’histoire du PC bolchevik de l’URSS publié en 1938.

 

>> La revue L’URSS en construction à la BHdV

 

>> Voir L’URSS en construction : photographie et photomontage au service d’un mythe (1)

 

Bibliographie :

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Collections

L’URSS en construction : photographie et photomontage au service d’un mythe (1)

Bibliothèque de l'Hôtel de Ville

Date : 11/04/2018

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Illustration : URSS en construction - couverture

 

Publiée mensuellement à Moscou entre 1930 et 1949 et destinée à un public soviétique comme étranger1, la revue L’URSS en construction, dont la Bibliothèque de l’Hôtel de Ville conserve trente numéros tous parus entre 1934 et 1938, s’affiche comme un luxueux magazine présentant essentiellement par la photographie les réalisations de la « patrie du socialisme » dans les domaines industriel, technique et culturel à l’heure des premiers plans quinquennaux. Placée sous le patronage de Maxime Gorki, la revue doit sa notoriété au talent des photographes et photomonteurs qu’elle a employés. Artistes des avant-gardes des années 1920 et photographes dits « prolétariens » contribuèrent, en effet, à la qualité visuelle de cette revue2, qui fut aussi, en ces années de Terreur, un lieu de cristallisation et de résolution des conflits artistiques.

 

Si, d’emblée, la revue fait une très large place à l’image au détriment des mots, c’est que l’image, immédiatement accessible, sans traduction, est perçue comme une preuve irréfutable de la réalité de ce qu’elle montre et qu’elle a, de fait, un immense pouvoir d’évocation et de persuasion qui dépasse celui des mots3. Reprenant à son compte la devise d’Ogoniok (« pas d’information sans photo ou dessin »), L’URSS en construction accordera donc, au sein de sa rédaction4, une place essentielle à ses directeurs artistiques, comme Alexandre Rodtchenko, El Lissitzky et leurs épouses Varvara Stepanova et Sofia Küppers-Lissitzky.

 

Leur tâche première était de collecter et mettre en forme les matériaux artistiques, notamment photographiques, pour former un récit visuel thématique en respectant « la logique de l’objet décrit » selon le principe constructiviste de la « factographie » théorisé par Sergueï Tretiakov dont l’idée était de faire  « un inventaire de cette économie socialiste que nous sommes en train de construire » et de former les archives ou une encyclopédie de la nouvelle société à partir de « biographies d’objets » ou « faits » (la forêt, le pain, le fer). Les numéros thématiques de L’URSS en construction sur la mise en valeur des richesses naturelles du pays ou des usines particulières sont l’écho de ce projet5. L’agencement des matériaux artistiques forme des « séries photographiques » ou « essais photographiques »6 qui incluent d’autres matériaux (cartes, graphiques, schémas, etc.) dans une volonté de rajouter de la crédibilité aux informations véhiculées par les photographies. Ces dernières, signées par M. Alpert, G. Petroussov, A. Chaïkhet etc., ont, à de rares exceptions près, des cadrages assez simples : plans moyens qui permettent de voir l’environnement du sujet, plans larges spectaculaires, souvent pris d’avion et gros plans pris au zoom. Cette simplicité est voulue. D’une part, elle reflète, par la marginalisation des photographies se rattachant à ce courant (les photographies « de travers »), la condamnation du formalisme7 et, d’autre part, elle reporte la mise en scène sur le montage des pages et facilite l’utilisation des images par les directeurs artistiques.

 

 

 

L’URSS en construction (cote BHdV : D 38929) : quelques exemples de mise en page.

 

La mise en page la revue suit une charte graphique très élaborée qui fait une large place au spectaculaire destiné à impressionner le lecteur. Certains numéros comportent des posters (jusqu’à 1m²), des doubles pages dépliantes, des encarts, des demi-pages, des retombes de différentes formes. Les pages elles-mêmes sont savamment organisées : elles fonctionnent souvent en doubles pages qui se complètent ou se répondent. La composition privilégie la géométrie des plans par accentuation de leur verticalité ou de leur horizontalité, les angles sont minutieusement calculés pour maximiser l’espace de la page et lui donner rythme et tridimensionnalité. Ainsi, les pages peuvent contenir de une à une dizaine de photographies, arborer des frises ou des motifs répétés (faucilles et marteaux, drapeaux, motifs traditionnels). Les photographies sont parfois publiées en pleine page ou dans un angle, sans marge. Elles sont imprimées en différentes couleurs dotées d’un sens (bleu pour les thèmes maritimes, marron et vert pour les sujets agricoles etc.), sont retaillées pour leur donner une forme arrondie, ovale, en pointe... et entrent également dans la composition de montages que nous évoquerons dans un prochain article.

 

>> Voir L’URSS en construction : photographie et photomontage au service d’un mythe (2) 

 

Notes :

1La revue paraît en quatre langues : russe, anglais, allemand et français, sans interruption jusqu’en 1941, date de l’entrée en guerre de l’Union soviétique. Une cinquième édition, éphémère, en espagnol s’y ajoutera pendant l’année 1938, l’URSS s’étant engagée dans la guerre d’Espagne. Les textes publiés sont des traductions de la version originale en russe.

 

2 Le tout premier éditeur de la revue est le GOSIZDAT, puis l’OGIZ, les éditions d’État. Les moyens mis à la disposition des directeurs artistiques de la revue pour le papier, l’encre, la composition, l’impression et le brochage sont ceux du GOZNAK, chargé de l’impression des billets de banque. La technique utilisée est celle de l’héliogravure qui permet une très bonne reproduction des photographies par l’utilisation de plaques de cuivre photosensibilisées. Un papier de qualité en format A3 (A2 en page ouverte), des encres de différentes couleurs à la page ou à l’image et un assemblage complexes tenant compte de la longueur des textes en fonction des langues caractérisent la revue.

 

3 En janvier 1933, en présentant le bilan du 1er plan quinquennal exécuté en 4 ans, Staline avait déclaré : « Il nous a suffi de faire un travail d’édification pendant quelque deux ou trois ans ; il a suffi de montrer les premiers succès du plan quinquennal pour que le monde entier se scinde en deux camps : le camp de ceux qui aboient sans se lasser et le camp de ceux qui sont frappés des réalisations du plan quinquennal » (Les questions du léninisme, tome III, p.83).

 

4 Le comité de rédaction est l’élément fixe de la revue. Il lui revient de choisir les collaborateurs et les thèmes pour chaque numéro, de planifier leur réalisation et de gérer les confortables moyens financiers d’Etat alloués à la revue. On trouve au comité de rédaction dans les années 1936-1938, des hommes qui viennent soit du journalisme ou de l’édition (Mikhaïl Koltsov) soit des structures financières ou industrielles de l’État (Georgui Piatakov, Lev Mariassine…) Au poste de rédacteur adjoint se trouve an 1937, Evgenia Iejova, épouse de Nicolaï Iejov, commissaire du peuple aux Affaires intérieures et chef du NKVD (la police politique).

 

5 Gorki avait une idée semblable pour sa collection « Histoire des usines et fabriques », entreprise d’écriture collective de l’histoire industrielle par ceux qui la faisaient au quotidien. La pratique de l’écriture dans L’URSS en construction marque la fin des expériences d’écriture collective liées au mouvement du Proletkult auquel se rattache le projet de Gorki. Le LEF (Front gauche de l’art) avait revendiqué dans les années 1920, le droit de briser le statut du professionnel de l’écrit. Pour le théoricien Sergueï Tretiakov, la faculté d’écrire se généralisant avec l’alphabétisation, tout un chacun pouvait désormais écrire un article. L’étude des contributeurs de L’URSS en construction montre l’échec de ces tentatives, puisque les auteurs sont des professionnels de l’écrit et que rarement, dans les articles, s’exprime à la première personne un ouvrier ou une kolkhozienne.

 

6 Les « séries photographiques » thématiques sont apparues pendant la guerre civile. Elles n’étaient alors pas publiées mais exposées. L’URSS en construction va se nourrir de cette pratique en mêlant épopée industrielle collective et portraits des acteurs, plus ou moins grands, de cette épopée, avec par exemple la mini saga familiale des Bobokalanov, dans le numéro sur la Tadjikie (1937-2).

 

7 Bien qu’ayant assuré la direction artistique de 6 numéros, Alexandre Rodtchenko, qui, voulant révolutionner la perception traditionnelle par des points de vue inhabituels (plongées, contre-plongées, constructions en diagonale, perspectives courtes), déclarait : « Il n’y a aucune révolution dans le fait que, au lieu de faire le portrait d’un général, on se soit mis à photographier des leaders ouvriers, avec la même approche photographique que sous l’ancien régime ou sous l’influence de l’art occidental » (Novii Lef, 1928-11), publiera rarement ses propres photographies dans la revue. Il ne participera comme photographe qu’à un seul numéro entre 1936 et 1938. L’URSS en construction n’était assurément pas une revue ouverte aux débats esthétiques, mais elle écartera également les courants naturaliste et pictorialiste représentés respectivement par Rodtchenko et Youri Ieremine.

Les éditions pour la jeunesse des fables de La Fontaine

Heure Joyeuse Patrimoine

Date : 10/04/2018

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À l’occasion du 350e anniversaire de la publication de ses Fables, Gallica explore les éditions pour la jeunesse qui ont marqué les mémoires enfantines. Un article de Virginie Meyer et Hélène Valotteau pour le blog de Gallica.